C'est arrivé à la Camry, ensuite à la Corolla, voilà que ça se produit maintenant pour la berline Yaris : une poussée de croissance.

Publié le 10 janv. 2008
Alain McKenna

Rien de nouveau là-dedans, mais on se demande quand même comment on peut qualifier la berline Yaris de sous-compacte, elle qui est plus grosse que bien des générations passées de Corolla...

 

Remarquez, ce n'est rien de très grave : la Yaris hatchback comble de bonheur les automobilistes en quête d'une véritable sous-compacte. Et la paire figure toujours parmi les voitures les plus économiques sur le marché, tant à l'achat qu'à plus long terme. Bref, le consommateur est gagnant sur toute la ligne.

 

À l'intérieur, le mot d'ordre est simplicité. Toyota ne coupe pas les coins ronds pour autant : les matériaux sont de grade supérieur et la finition est irréprochable. En témoigne la liste d'accessoires de série, qui comprend des cadrans Optitron, un emprunt à Lexus, rien de moins. Comme l'Echo qu'elle remplace, la Yaris a un tableau de bord minimaliste, avec les cadrans en son centre. Le volant est ajustable en hauteur.

 

Partout, de l'espace. Pour les occupants, on est surpris, tandis que le dossier de la banquette arrière se rabat. Le coffre, spacieux lui aussi, en profite encore plus.

 

Quand on critique le manque de sérieux des constructeurs dans leur lutte à la consommation d'essence, c'est qu'on compare leurs modèles les plus abordables avec les leaders, comme la Yaris, de Toyota. Et on réalise qu'ils sont encore à des années-lumière.

 

La cylindrée de 1,5 litre qui anime la Yaris est régie par un système électronique de calage des soupapes, appelé VVT-i, qui réduit la consommation d'essence de la Yaris à un très acceptable 6,5 l/100 km. Son taux de pollution est aussi parmi les plus faibles sur le marché.

 

Côté durabilité, pas de crainte là non plus. Un exemple : la courroie de distribution est une chaîne. Pas de risque qu'elle éclate, même après 150 000 kilomètres...

On dira ce que l'on voudra des automobilistes québécois, une chose est certaine : ils sont près de leurs sous. Le succès de la Yaris s'explique donc simplement : elle est abordable, fiable et économique. Si en plus elle est plus spacieuse qu'avant, qui s'en plaindra?