Malgré les apparences, la Toyota Celica n'est pas de la même cuvée que les petites bombes à quatre portes que sont les anciennes Focus SVT, Protegé Mazdaspeed et Dodge SRT-4.

Jean-François Guay, Collaboration Spéciale LA PRESSE

En effet, la Celica se compare plutôt à des coupés sport comme les Acura RSX, Hyundai Tiburon et Mercury Cougar. À l'instar de ces modèles deux portes, la Celica avait été conçue à la base pour offrir une tenue de route et des performances incisives, et n'avait pas à subir une refonte complète de sa mécanique, de ses suspensions, et de son freinage pour être qualifiée de voiture sport.

Avant sa dernière refonte, la précédente génération de la Celica (1994- 1999) était une espèce en voie de disparition. Son anémique moteur à quatre cylindres de 2,2 litres et 130 chevaux arrivait à peine à boucler le 0 à 100 km/h en 10 secondes. Pour relancer ses ventes en 2000, les stylistes avaient complètement redessiné la carrosserie alors que les motoristes avaient concocté un quatre cylindres de 1,8 litre à 16 soupapes doté d'un système de réglage automatique du calage des soupapes.

 

Similaire au système VTEC de Honda, le système VVT-i de Toyota permettait au 1,8 litre de produire 140 chevaux dans la version GT, alors que le système VVTL-i portait la puissance de la GT-S à 180 chevaux. Pas moins de quatre boîtes de vitesses étaient au catalogue: une manuelle à cinq vitesses ou une automatique à quatre rapports dans la GT, et une manuelle à six vitesses ou une automatique à changement séquentiel avec commandes au volant dans la GT-S. À l'instar du moteur VTEC de la RSX Type-S, la boîte manuelle était toute désignée pour cravacher la cavalerie de la Celica GT-S, qui se mettait vraiment à galoper à partir de 6000 tr/min et ce, jusqu'à 8000 tr/min.

Inspirée des angles vifs et coupés au couteau de la carrosserie, la présentation de l'habitacle était dans le même ton. À l'avant, le cockpit donnait l'impression de piloter une petite voiture de course urbaine, alors que l'espace arrière convenait seulement à des enfants.

Dans l'arène des voiture sport abordables, les derniers chiffres de ventes de la Celica étaient loin derrière ceux des Ford Mustang, Subaru WRX, et Acura RSX. Des résultats décevants qui ont forcé Toyota à mettre un terme prématuré à la carrière de ce modèle en 2005 (sa rivale RSX a suivi au cimetière en 2006, et seule la Tiburon est encore en vie). Dévoilée la première fois en 1971, la Celica a connu des hauts et des bas. Toutefois, elle demeure une voiture fiable dont la valeur de revente a cependant dégringolé au cours des deux dernières années, pour se situer à mi-chemin entre les RSX et Tiburon. Par ailleurs, compte tenu du profil habituel des propriétaires, il est impératif de faire vérifier minutieusement le véhicule, à savoir s'il a déjà été accidenté ou si la mécanique a été «battue».