Trois chercheurs de l'Imperial College de Londres disent avoir trouvé une façon d'abaisser le prix et d'augmenter la longévité des convertisseurs catalytiques, ces filtres à pollution placés dans l'échappement, sous la voiture.

Denis Arcand LA PRESSE

En plus, leur innovation réduirait la consommation d'essence et augmenterait la puissance du moteur. Trop beau pour pour être vrai ? Non, c'est juste de la chimie, s'il faut en croire les professeurs Kingsbury, Li et Wu, qui ont fondé leur compagnie et approché des sous-traitants de l'industrie automobile.

Leur prototype de convertisseur requiert seulement un quart des métaux précieux (comme le platine) ou rares qu'on trouve dans les convertisseurs actuels. Ces métaux représentent entre 60 % et 70 % de leur coût. Dans un catalyseur, les gaz d'échappement passent dans des microtubulures plaquées de métaux comme le platine. La réaction chimique du gaz avec ces métaux élimine une partie des polluants.

Les chercheurs ont trouvé une configuration plus efficace de ces tubulures, permettant d'utiliser moins de métaux précieux. De plus, le passage des gaz dans le prototype est plus facile, il y a beaucoup moins de « contre-pression », donc le moteur n'a pas à forcer pour pousser les gaz à travers le catalyseur, comme maintenant. Cela permet d'espérer une consommation d'essence réduite de 3 %, selon les inventeurs.

La contre-pression des convertisseurs actuels fait aussi perdre un peu de puissance au moteur, ce qui incite les mauvais bricoleurs qui aiment les courses de rue à enlever le convertisseur. Les chercheurs ne disent pas de quel pourcentage la puissance augmenterait avec les nouveaux convertisseurs, mais on peut croire que cette pratique déjà néfaste pour le moteur n'en vaudrait plus la peine.