Le gouverneur de la Californie en avait presque fait un slogan de campagne lors de son élection en 2003: pour se défaire du pétrole, il faudra des voitures à hydrogène. Et pour des voitures à hydrogène, ça prendra un réseau de stations-service où on pourra faire le plein.

Alain McKenna, collaboration spéciale LA PRESSE

Le projet d'autoroute d'hydrogène né de cette promesse devait se traduire par l'ouverture de 150 à 200 de ces stations en Californie au plus tard en 2010. Or, neuf mois avant l'échéance, seules une vingtaine de ces stations existent, concentrées en banlieue de Los Angeles.

Les promoteurs de la voiture à hydrogène craignent le pire, eux qui voient là un abandon de la technologie par le gouvernement. Mais ils ne désespèrent pas: l'obligation d'offrir au moins un modèle de véhicule à zéro émission d'ici 2012 par tous les constructeurs établis en Californie devrait relancer l'hydrogène. Sauf que force est d'admettre que la voiture électrique semble beaucoup plus près du but que la voiture à hydrogène...