La SAAQ a une bonne nouvelle pour David Assman, l'homme de la Saskatchewan qui s'est fait refuser une plaque personnalisée ASSMAN par les autorités routières de sa province. S'il tient absolument à une plaque personnalisée éponyme, le Québec lui ouvre tout grand les bras.

DENIS ARCAND LA PRESSE

M. Assman a récemment acquis une notoriété pan-canadienne et même mondiale quand la Société de l'assurance automobile de la Saskatchewan a statué qu'une plaque ASSMAN aurait une consonnance «offensante, suggestive ou de mauvais goût». Piqué au vif par ce refus, M. Assman a fait imprimer une copie géante d'une plaque ASSMAN sur le derrière de son pickup. Les photos ont fait le tour du monde.

Il n'aurait pas eu besoin de faire cela au Québec. Le règlement québécois sur la personnalisation des plaques permet tous les noms de famille --s'ils ne dépassent pas le maximum de sept lettres-- et ce peu importe s'ils ont un sens ou un homonyme pouvant déplaire à certaines oreilles et yeux, a indiqué à La Presse Gino Desrosiers, de la SAAQ.

«Dès que la combinaison demandée correspond au véritable nom du demandeur, la combinaison est acceptée et ce, tant lors de la validation initiale ou lors d'une révision», explique M. Desrosiers.

-- Donc, Monsieur Assman pourrait avoir une plaque ASSMAN ?

-- Vous avez bien compris. Si la combinaison de plaque personnalisée est le véritable nom du demandeur, elle sera acceptée. De plus, si en raison d'une plainte, cette combinaison devait faire l'objet d'une révision, elle serait de nouveau acceptée», a dit M. Desrosiers, qui a conclu ainsi : «Si M. Assman habitait au Québec, il pourrait avoir une plaque à son nom.»

La SAAQ --comme la SAAS-- a l'autorité de refuser les combinaisons de lettres qui « expriment un langage abusif ou péjoratif, ou un langage offensant connu dans n'importe quelle langue ou dans le langage texto » et celles qui expriment une idée «obscène, scandaleuse ou de nature sexuelle». D'ailleurs, la SAAQ ne s'en prive pas : depuis que les plaques personnalisées sont autorisées au Québec, le 27 juillet dernier, la SAAQ a refusé des centaines de demandes jugées inacceptables. Mais toutes ces interdictions tombent si la combinaison de lettres demandée correspond au nom de famille du demandeur, explique M. Desrosiers.

Selon l'annuaire téléphonique en ligne Canada411, il n'y a pas de Assman au Québec, mais la politique de la SAAQ sur les noms de famille et les plaques personnalisées est pleine de possibilités si vous vous appelez Fok, Sexton ou Verge.