Le Dodge Journey aurait très bien pu se retrouver sous la bannière multisegment de ce cahier. Déposé sur une architecture automobile (Avenger, Sebring), habillé comme un VUS et polyvalent comme une fourgonnette, ce véhicule correspond à plusieurs égards au profil d'un multisegment.

Éric Lefrançois, Collaboration Spéciale LA PRESSE

Mais est-ce le cas, considérant son prix très compétitif et la quasi-absence de concurrence? En fait, à l'instar du Rondo (Kia) ou de la 5 (Mazda), le Journey propose une façon différente de rouler.

Chose certaine, la direction de Chrysler ne manque pas de superlatifs à l'égard de sa dernière création, qui compte sept places, peu importe la livrée retenue. Pour séduire une clientèle soucieuse d'espace à bord, de position de conduite élevée et surtout de convivialité, le Journey accepte que ses sièges de deuxième rangée se basculent pour améliorer le volume de charge, coulissent pour mieux moduler l'espace et se replient en portefeuille pour permettre l'accès aux deux sièges du troisième rang.

Et ce n'est là que quelques-uns des nombreux attributs de ce véhicule dont la beauté n'est pas tant dans ses innovations, mais plutôt dans sa capacité à toutes les rassembler sous un même toit.

En soi, cela est unique. Parmi les nombreuses astuces, on trouve un coffre à gants réfrigéré, des porte-gobelets illuminés, un rehausseur pour siège d'enfants, un système de divertissement (DVD avec prises auxiliaires), deux cavités dans le plancher pour remiser jusqu'à 24 canettes de boissons gazeuses et une cachette secrète sous le coussin du siège du passager avant.

Pour réduire le coût de sa conception, Chrysler a puisé la majorité de ses éléments mécaniques dans sa banque d'organes. La livrée de base (SE) s'anime du quatre-cylindres 2,4 litres (173 chevaux) alors que les versions SXT et R/T retiennent les services du V63,5 litres (235 chevaux) auquel s'arrime, en exclusivité, une boîte semi-automatique à six rapports.

Mentionnons que la version quatre cylindres épouse une transmission conventionnelle à quatre rapports. Ce groupe motopropulseur entraîne uniquement les roues avant (motrices) du Journey alors que les SXT et R/T nous offrent le privilège d'opter pour un rouage intégral.

Volkswagen reprend des couleurs

Après un long passage vide, Volkswagen reprend des couleurs. Les ventes de la marque progressent et les nouveautés se bousculent aux portes des concessions. Et ce printemps marque l'entrée en scène du Tiguan, premier utilitaire compact de la marque allemande.

Ciblant avant tout les RAV4 et CR-V, le Tiguan en reprend les dimensions et les proportions. Du haut de ses 1683 millimètres, le Tiguan offre donc une position de conduite sensiblement surélevée, tout en s'étalant sur 4427 millimètres.

L'accastillage typique de la gente 4x4 répond présent, mais cette Volkswagen se distingue par une modernité qui tranche avec l'austérité de certains concurrents.

Des galbes évitent aux flancs un dessin monotone. L'épaulement se fond dans les feux arrière. Quant aux principaux traits, ils sont soulignés par des touches de chrome ou des renforts anodisés. À l'intérieur, la signature VW est bien présente. En s'imprégnant du tableau de bord de la Golf Plus (vendue en Europe), le Tiguan privilégie les aspects pratiques à la sophistication décorative.

Notons également que le levier de frein d'urgence cède sa place à une commande électrique et que la banquette arrière coulisse en profondeur. Trois livrées seront inscrites au catalogue du concessionnaire: Trendline, Comfortline et Highline. À noter que les trois font le plein d'accessoires et les groupes d'options sont rares. En effet, dès le modèle d'entrée, Volkswagen propose le régulateur de vitesse, la climatisation et le correcteur de stabilité électronique. Trois livrées, mais une seule mécanique: un quatre-cylindres 2 litres suralimenté par turbocompresseur. Ce moteur délivrera 200 chevaux et 206 livres-pied de couple. Une transmission semi-automatique à double embrayage (type DSG) se chargera de relayer cette puissance au sol. À noter qu'une boîte manuelle à six rapports sera également proposée, mais seulement sur la version Trendline à roues avant motrices.

Forester: toujours aussi agile

Le Tiguan partagera ce printemps les feux de la nouveauté avec le Forester de Subaru. Le petit utilitaire japonais sera, pour la troisième fois de son histoire, estampillé du sceau de la nouveauté. Plus massif, donc plus spacieux que la génération précédente, ce Forester conservera, malgré ses dimensions accrues, sa proverbiale agilité. C'est du moins la promesse de ses concepteurs qui ne manquent pas de souligner la réduction importante de son diamètre de braquage.

Plus spacieuse (pour les occupants et leurs bagages), plus facile à garer et quoi encore? Plus sûre comme en fait foi la présence d'un correcteur de stabilité électronique sur l'ensemble de la gamme. Sur le plan mécanique, Subaru propose une version atmosphérique (170 chevaux) ou suralimentée par turbocompresseur (224 chevaux) du quatre-cylindres à plat de 2,5 litres.

Ce dernier a fait l'objet de certaines révisions (collecteur d'admission, système d'échappement, etc.) dans le but d'augmenter le couple à bas et moyen régimes. Pour transmettre cette puissance au sol via le rouage intégral à prise constante, Subaru propose une boîte manuelle (améliorée au chapitre de la précision du levier) ou automatique.