La signature RS (RennSport) célèbre ses 25 ans. Jusqu’ici appliquées sur un nombre très réduit de véhicules – histoire d’en préserver l’exclusivité –, ces initiales déposées sur un carreau rouge garniront cependant un nombre plus élevé de modèles au cours des prochaines années. Audi souhaite ainsi accroître sa présence dans un segment élitiste où Mercedes (AMG) et BMW (M) occupent déjà beaucoup de place et engrangent de juteux profits.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Pour se démarquer de la concurrence existante, les responsables d’Audi Sport comptent non seulement sur les performances, mais aussi sur la personnalisation des modèles portant cette estampille. La RS7 Sportback, dont la deuxième mouture vient d’être présentée au Salon automobile de Francfort, donne une idée assez juste des grandes orientations de l’antenne sportive d’Audi.

Contrairement à la première mouture, la future RS7 Sportback ne partage pratiquement aucun élément de carrosserie avec le modèle original, l’A7. En effet, à l’exception du hayon, du toit et des portières avant, aucun élément de la carrosserie ne peut être transposé sur le nouveau modèle. Les ailes avant de la RS7, par exemple, sont 20 mm plus larges que l’A7 standard, pour mieux envelopper les pneumatiques de 22 po qui la chaussent. Par ailleurs, le capot avant comporte des ouïes d’aération qui ne sont pas sans rappeler celles qui enjolivaient l’UR-Quattro Sport des années 80. Celles-ci permettent de mieux faire respirer la mécanique V8 qui produit désormais 591 ch et qui, pour la première fois, permet à la RS7 Sportback d’atteindre plus de 300 km/h en vitesse de pointe.

Au Canada, où sa commercialisation débutera au printemps prochain, la RS7 Sportback proposera à l’acheteur le choix entre deux suspensions et la possibilité, en option, d’obtenir des roues directrices à l’arrière pour améliorer l’agilité et la stabilité de ce véhicule. Pour ajouter à son caractère exclusif, un nouvel interrupteur situé sur le volant offre deux paramètres supplémentaires (RS1 et RS2). Le second va jusqu’à déconnecter complètement le système de stabilisation électronique pour s’autoriser de jolies glissades sur circuit, seul lieu où la RS7 sera en mesure de s’exprimer réellement.