Le groupe Toyota tente depuis quelques années, avec un succès mitigé, d’intéresser l’industrie mondiale du transport à l’hydrogène, mais faute de mieux, il devra se rabattre sur le matériel roulant spécialisé pour continuer à développer cette filière, notamment les chariots élévateurs.

Alain McKenna Alain McKenna
Collaboration spéciale

C’est ainsi que le groupe Toyota Industries, une filiale du groupe japonais qui conçoit les composants propulseurs de la Mirai, se mettra à produire des piles à hydrogène pour ses propres chariots élévateurs, d’abord, puis pour des chariots tracteurs comme ceux utilisés dans le transport des bagages sur le tarmac des aéroports. Ça peut sembler banal, mais Toyota Industries compte pour 25 % du marché des chariots élévateurs, ce qui en fait le plus important fabricant dans cette catégorie. Le développement d’un premier chariot à hydrogène remonte à 2004, même si sa commercialisation n’a débuté qu’en 2016. Depuis, 160 exemplaires ont été livrés. Avec une capacité de production annuelle de 1,5 million de véhicules, on imagine que ces statistiques croîtront rapidement au fil des prochaines années…