Dan Bigras effectuera son entrée en scène cette semaine dans District 31. Nous avons revisité, en compagnie du chanteur, les rôles qui ont marqué sa carrière d’acteur.

Marc-André Lemieux
Marc-André Lemieux La Presse

Le dernier chapitre (2002-2003)

Écrite par Luc Dionne, cette série diffusée à Radio-Canada a marqué les débuts de Dan Bigras comme comédien. Le rockeur y défendait le personnage de Roots Racine, un motard criminel qu’il décrit comme « un biker qui voulait conquérir le territoire ».

« J’étais très touché qu’on m’appelle pour jouer du Luc Dionne. J’étais un gros fan même avant de jouer ses textes. J’avais capoté sur Omertà. Tout le monde était bon là-dedans… même Paolo Noël ! L’écriture, la musique… tout était parfait. Je n’ai jamais raté un épisode !

« Pour Le dernier chapitre, quand Luc m’a dit ce qu’il attendait de moi, il m’a juste demandé : “Es-tu capable de faire peur au monde ?” Ce n’est pas quelque chose que j’aime faire normalement, mais j’ai répondu oui, que j’étais capable de fermer mes yeux à moitié pis d’avoir l’air fâché. »

Les guerriers (2004)

Dans ce téléfilm réalisé par Micheline Lanctôt et adapté d’une pièce de théâtre de Michel Garneau, Dan Bigras donnait la réplique à Patrick Huard. Les deux artistes interprétaient les rôles de publicitaires qui devaient trouver le nouveau slogan des Forces armées canadiennes.

« J’ai le souvenir d’un saut dans le vide, indique le chanteur. C’était avant que je reçoive mon diagnostic de TDAH [trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité]. Étant donné qu’on était juste deux comédiens, ça voulait dire un fucking cahier de textes à apprendre. Ça m’avait beaucoup angoissé au début, mais finalement, c’était rentré tout seul. Ça m’avait surpris ! »

La rage de l’ange (2006)

Quatre ans après avoir proposé Le ring intérieur, documentaire brossant le portrait d’adeptes de combats extrêmes, Dan Bigras signait et réalisait son premier long métrage de fiction, qui racontait l’histoire d’amour et d’amitié entre trois jeunes meurtris. Comme s’il avait besoin d’un défi supplémentaire, le chanteur s’était confié le rôle du père violent du personnage principal, inspiré d’un homme qu’il connaissait bien : son propre père.

« La volée qu’il donne à son fils au début du film, c’est exactement celle qu’il me donnait quand j’étais petit, explique l’auteur-compositeur. Il y avait quelque chose de très cathartique dans l’écriture. Ça m’a peut-être aidé à amorcer une réconciliation partielle avec mon père. Mais quand j’ai dû jouer la scène, ç’a été une autre histoire. Je n’ai pas aimé ça pantoute ! Ç’a été l’enfer. »

30 vies (2011-2016)

PHOTO TIRÉE DU SITE IMDB

Dan Bigras dans 30 vies

Dramatique de Fabienne Larouche dépeignant le quotidien d’un groupe d’enseignants au secondaire, 30 vies est demeurée en ondes pendant cinq ans à Radio-Canada. Au départ, Dan Bigras devait y camper le travailleur de rue Richard Sanscartier durant quelques mois seulement. Finalement, il n’a jamais quitté la série, côtoyant chacun des professeurs vedettes défendus par Marina Orsini, Karine Vanasse, Benoît Brière, Élise Guilbault et compagnie.

« J’étais content ; j’ai pu montrer à mon fils que j’étais capable de garder une job steady ! », rigole l’auteur-compositeur.

Dan Bigras a beaucoup aimé son expérience dans 30 vies. Voilà pourquoi il n’a pas hésité longtemps quand l’offre pour District 31 est arrivée. « J’aime le rythme d’une quotidienne. Tu dois être concentré, parce que t’as pas 10 000 takes pour approfondir le personnage. C’est très rapide, mais si t’arrives préparé, t’es correct. »

District 31 (2021)

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE DISTRICT 31

Dan Bigras dans District 31

Dan Bigras hésite à dire quoi que ce soit sur son rôle dans District 31, de peur de « brûler un punch » minutieusement préparé par l’auteur Luc Dionne.

Ce qu’on sait, c’est qu’il jouera un bandit nommé Ryan Robin. « C’est très, très clair qu’il n’est pas super gentil, mais Luc pousse plus loin. Parce que t’as beau être un criminel, t’as quand même une vie. T’as pas l’air méchant 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Il y a des affaires qui te font sourire de temps en temps. Luc amène cette couche-là. »

L’interprète de Tue-moi ignore combien de temps il apparaîtra au générique du drame policier. Par conséquent, il essaie de profiter de chaque jour de tournage.

« Il y a un mur des morts dans la salle de maquillage. Est-ce que je vais finir là-dessus ? Je sais pas, et c’est ben correct de même. Je suis juste très content et très reconnaissant. »

District 31, sur ICI Télé, du lundi au jeudi à 19 h.