Le cinquième épisode de l’efficace série Lupin, qui cartonne partout dans le monde, ne boucle rien, au contraire. Ça finit une patte en l’air avec un kidnapping et ce sentiment d’avoir encore faim, même si on s’est goinfré de ce classique de la littérature policière, transplanté dans un Paris multiethnique de 2020.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

Quelques jours après sa mise en ligne sur Netflix, les courriels ont débordé dans ma boîte : mais où se trouve la suite de Lupin ? Est-ce qu’il n’y a que cinq épisodes ? Ça se termine vraiment de façon aussi abrupte ? Aidez-moi !

Alors, voici. Lupin comporte 10 épisodes d’une heure. Netflix a cependant scindé la première saison en deux blocs. Le premier morceau a été offert le 8 janvier et le deuxième sortira « plus tard cette année ». Personne au bureau torontois de Netflix n’a pu confirmer de date précise mardi. Faudra patienter quelques mois encore.

Pour ceux qui l’ignoraient, la minisérie française Lupin fracasse actuellement des records de visionnement sur Netflix, tous pays confondus. Et cette popularité fulgurante s’explique facilement.

Cette variation moderne sur le thème du gentleman cambrioleur de l’écrivain Maurice Leblanc offre un divertissement réconfortant, simple et familial. Lupin ne renferme rien de gore ou de stressant, mais propose des aventures amusantes, bien ficelées, qui nous sortent de notre propre tête. En temps de pandémie, cette évasion procure un bien fou.

Dans Lupin, il y a le spectaculaire vol d’un précieux collier au musée du Louvre, une histoire d’orphelin à fendre le cœur, une journaliste d’enquête déchue qui reprend du service, le désir viscéral de vengeance d’un fils, une richissime famille de ripoux (les Pellegrini) et des déguisements approximatifs. L’aspect suranné de l’histoire ne détonne pas du tout avec sa facture léchée et stylée.

PHOTO FOURNIE PAR NETFLIX

Omar Sy

Et n’oublions surtout pas l’acteur qui porte cette série à bout de bras, soit Omar Sy, révélé dans le film Intouchables en 2011. Il possède le charisme, l’élégance et la dégaine cool pour rendre crédible n’importe quel tour de passe-passe de son personnage, inspiré d’Arsène Lupin.

Bien sûr que les ficelles de Lupin sont grosses et que la musique dramatique appuie le suspense de façon exagérée. Ces éléments ajoutent au charme de l’émission vintage la plus contemporaine – et la plus rassembleuse – de Netflix.

À titre de comparaison, regarder Lupin, c’est comme se plonger dans L’affaire Thomas Crown ou la série des Ocean’s Eleven. De l’agrément qui a du bling et de la classe, quoi.

Chicane censurée ?

PHOTO FOURNIE PAR NOOVO

Ue dispute a éclaté entre deux des participants de Big Brother Célébrités Marie-Chantal Toupin et Varda Étienne, mais la production a refusé de la diffuser.

La chicane entre Varda Étienne et Marie-Chantal Toupin a grugé une grosse partie de l’émission quotidienne de Big Brother Célébrités lundi soir. Des insultes ont été lancées. De l’alcool et des médicaments ont été mélangés. Et les protagonistes en ont discuté en large et en long, comme l’immense poivrière que Claude Bégin a manipulée pour la première fois cette semaine, victoire !

Mais, dites-moi : pourquoi aucune image de cette altercation n’a été montrée jusqu’à présent ? On veut pas le savoir, on veut le voir !

Selon Noovo, « il se passe beaucoup de choses dans la maison de Big Brother et on se concentre sur les stratégies et le jeu. Il n’était donc pas nécessaire de rentrer dans le détail pour comprendre le contexte », explique le porte-parole de la chaîne, Michaël Majeau.

Les propos de Marie-Chantal Toupin à propos de la santé mentale de Varda étaient hyper déplacés et peu élégants, d’après ce que j’ai appris. En les diffusant, Noovo aurait pu être accusée de les cautionner, ce qui n’est pas le cas. Bref, #ÉquipeVarda, merci.

Le tour de l’île !

Des nouvelles de Love Island ? En voici quelques-unes. D’abord, le titre français de la nouvelle téléréalité Cupidon de TVA a été trouvé. Il a même fallu une grosse séance de remue-méninges, me dit-on, pour se rendre à l’évidence que l’émission s’appellera, ta-dam, L’île de l’amour.

Aussi, les recherches pour recruter la capitaine de cette île de la tentation s’intensifient.

Des taupes me rapportent que Catherine « Peach » Paquin, gagnante d’Occupation double Grèce en 2018, a été pressentie pour une audition à titre d’animatrice (et non comme concurrente).

Il y a peu de chances que Catherine Peach obtienne ce travail, mais on comprend que TVA cherche des visages qui parlent plus à la génération Z qu’aux boomers, mettons.

Finalement, il y a de fortes chances que L’île de l’amour soit offerte en exclusivité sur la plateforme numérique TVA +, qui a été lancée en novembre dernier. TVA+, comme Noovo de Bell Média, permet de revoir gratuitement les émissions de la chaîne.

Quant à L’île de l’amour, prévue à la grille du printemps, il s’agit d’une téléréalité où des vingtenaires sexys se mettent en couple en se basant uniquement sur leur apparence physique (oh, boy). Et contrairement à Big Brother qui fonctionne en vase clos, le public à la maison influence beaucoup le déroulement de L’île de l’amour.