Entre le désir de nous révéler tel (le) s qu’on est dans toute notre fragilité, la plus grande clarté des autorités en temps de pandémie et la volonté de faire toute la lumière sur les arrestations arbitraires durant la crise d’Octobre, c’est de transparence et de vérité qu’il a été beaucoup question dimanche à Tout le monde en parle, en cette veille de l’Action de grâce.

Richard Therrien
Le Soleil

Les troubles alimentaires peuvent paraître abstraits ; certainement pas après les témoignages extrêmement révélateurs de Geneviève Garon et Joanie Gonthier, qui en ont été victimes. La journaliste qui couvre la scène judiciaire à Radio-Canada en parle à la troisième personne, comme une voix qui lui dictait quoi faire. L’animatrice et chroniqueuse Joanie Gauthier signe le livre J’ai menti ; durant des années, en livrant chaque matin la météo, tout sourire à Salut bonjour, elle faisait croire au bonheur alors qu’elle vivait l’enfer, entre l’anorexie, l’alcoolisme et les idées suicidaires. Tout n’était que mensonge. Après deux ans de sobriété, elle est rayonnante, pour vrai cette fois, mais elle a dû toucher le fond du baril pour y parvenir. « Je suis contente qu’Instagram n’existait pas quand j’avais 16 ans », confie Joanie, pensant aux adolescents qui se comparent constamment aux autres. Geneviève Garon, qui est passée sous les 100 livres, n’avait qu’une idée en entrant dans une pièce : se demander si elle était la plus mince. « Il n’y a rien de plus fort que l’emprise alimentaire », affirme celle qui a fait du surentraînement et dont l’obsession de manger des aliments sains a dévié vers l’anorexie.

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