Si vous avez des enfants ou des préados à la maison, il y a de fortes chances qu’ils vous aient imposé le visionnement du nouveau jeu télévisuel complètement débile de Netflix, Floor Is Lava.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

Oui, oui. Floor Is Lava, comme dans Le sol est en lave, en version française. Imaginez une sorte de Double défi – mais sans le hamburger géant — mélangé à un Wipeout des pauvres.

Imaginez surtout des parents de banlieue (des profs, des pasteurs, des triplés douchebags) s’attaquer à un parcours à obstacles dessiné pour des enfants. S’ils tombent d’un module, plouf, une lave orangée et gluante, où flottent des résidus volcaniques en papier mâché, les avale et les élimine de la compétition.

PHOTO FOURNIE PAR NETFLIX

Le nouveau jeu télévisuel de Netflix, Floor Is Lava

Floor Is Lava se dispute en équipes de trois, dans des pièces d’une immense maison envahie par cette boue visqueuse, d’une couleur vive qui sort très mal sur un écran plasma, d’ailleurs. Le but ? Traverser la pièce sans chuter. Pas plus compliqué que ça. Et la formation gagnante empoche 10 000 $.

Ça commence au sous-sol où flottent une mini pyramide de Khéops, des statues de l’île de Pâques et une réplique miniature d’une arche de type Indiana Jones. Ça se poursuit dans la chambre à coucher avec un lit rotatif géant qui rend la sieste impossible et un gros chandelier duquel la chanteuse Sia aurait le droit de se balancer.

Tout le long du trajet, des éruptions de lave éclaboussent les participants et recouvrent les objets, qui deviennent hyper glissants.

C’est amusant pour peut-être deux épisodes, gros maximum. Ça devient répétitif et lassant. Et le commentateur (Rutledge Wood, de l’émission Top Gear), Seigneur du bon Dieu, faites-le taire quelqu’un. Il est épuisant et pas super drôle.

Netflix ne prétend toutefois pas révolutionner la télévision avec Floor Is Lava. Alors que nous traversons une des périodes les plus difficiles des dernières décennies, ce jeu offre une demi-heure de divertissement et d’évasion qui ne nécessite aucun effort intellectuel. Genre, zéro activité cérébrale requise.

D’où les nombreux ralentis sur les sauts et, surtout, les chutes spectaculaires à la limite de la commotion cérébrale.

Il y a un aspect « évasion » dans Floor Is Lava qui aurait pu être mieux exploité, je trouve. Oui, il y a des cordes qui abaissent des ponts et des tableaux qui servent de passerelles. Reste que les concepteurs auraient pu se forcer pour compliquer l’aventure des candidats.

Floor Is Lava est le genre d’émission que l’on regarde en disant « whoa, j’aimerais vraiment ça, l’essayer, comme les concurrents ».

Le tester en vrai, bien sûr. Mais pas nécessairement s’enfiler les dix épisodes d’une demi-heure, quasi identiques. Je passe.

Ça tourne partout !

Semaine chargée dans l’industrie audiovisuelle québécoise. Depuis lundi, les tournages des populaires séries de fiction ont repris en respectant les consignes sanitaires en vigueur actuellement.

Donc, oui, il y aura de nouveaux épisodes de vos téléromans favoris dans les grilles de programmation automnale des grands réseaux. À commencer par la coqueluche District 31, dont le poste de police a rouvert ses portes lundi matin, dans les studios Mel’s de Saint-Hubert.

PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Une partie des comédiens de District 31 a repris le tournage lundi.

La gang du 31 s’attaque d’abord aux huit derniers épisodes de la quatrième saison, qui ont été regroupés en quatre blocs d’une heure. C’est ce que nous verrons quand la machine repartira à la rentrée de mi-septembre.

Catherine Proulx-Lemay (Florence), Gildor Roy (Chiasson), Geneviève Brouillette (Gabrielle) et Catherine St-Laurent (Noélie) ont été les premiers acteurs à fouler le plateau en mode pandémie.

Le test de 5e Rang a été concluant, et le reste du chapitre s’enregistrera dans les prochaines semaines. Radio-Canada a également confirmé la reprise imminente des tournages de Toute la vie, Faits divers 4, Les pays d’en haut et Discussions avec mes parents. À TVA, L’échappée reprend ses activités professionnelles dès lundi.

Toujours du côté de TVA, Maripier Morin ne figurait pas dans les plans de remise des prix Artis, prévue à l’automne dans une formule dépouillée, me dit-on. Maripier devait initialement copiloter la fête de la télé avec Jean-Philippe Dion, le dimanche 10 mai, avant que la COVID-19 en force l’annulation.

Club illico a cependant retiré de sa plateforme la captivante minisérie policière La faille, dans laquelle Maripier Morin incarne la fille d’Isabel Richer. Honnêtement, c’est plutôt injuste pour les autres acteurs et artisans de ce thriller, qui méritent que leur excellent travail soit vu.

Quelle décision bizarre. Comme si la présence de Maripier Morin, qui ne tient pas un rôle principal dans La faille, rendait radioactive la totalité de l’œuvre.