L’urgentologue Éric Gagnon est devenu l’une des vedettes de la docuréalité De garde 24/7 à Télé-Québec. Les téléspectateurs adorent son calme, son empathie et son humanité, peu importe le niveau de stress qui règne dans les corridors bondés de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, dans l’est de Montréal.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

Il nous faudrait des centaines, voire des milliers de DGagnon, dans tous les établissements de santé du Québec, pour enrayer cette maudite pandémie de coronavirus.

Mais voilà, comme bien d’autres Québécois, Éric Gagnon et sa femme Jacqueline Gremaud, ancienne conseillère municipale à Outremont, sont coincés en Espagne depuis plusieurs jours, incapables de rentrer au pays.

PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC

L’urgentologue Éric Gagnon de la docuréalité De garde 24/7

Le couple a finalement déniché des billets de retour pour mardi, si tout se déroule comme prévu. En attendant, Éric Gagnon et Jacqueline Gremaud vivent en isolement dans leur appartement, en Andalousie.

« J’ai hâte de retourner travailler. C’est ma femme qui stresse. La médecine d’urgence, c’est fait pour les urgences », rappelle Éric Gagnon, que j’ai joint jeudi après-midi en Europe.

Sa conjointe attrape la balle au bond et précise : « Je vais stresser quand il va retourner travailler et qu’il sera en contact quotidien avec des personnes potentiellement infectées », nuance Jacqueline Gremaud.

Le couple Gagnon-Gremaud s’est envolé pour l’Europe le 6 mars, comme un paquet de voyageurs en relâche. « Je suis parti sept jours trop tôt. C’était le début de mon premier congé sabbatique de deux mois en 30 ans de carrière. Quatre jours après notre arrivée, nous avons été confinés », explique le DGagnon, connu des fans de De garde 24/7 pour sa veste en polar, ses lunettes déposées sur sa tête et ses compétences aiguisées, bien sûr.

Dès qu’il posera les pieds à Montréal, Éric Gagnon passera 14 jours coupé de tout. Après, le médecin retrouvera ses collègues de Maisonneuve-Rosemont en première ligne pour soigner les malades.

J’ai demandé au DGagnon si la progression rapide du coronavirus partout sur la planète l’inquiétait. Sa réponse ? « Vous avez vu l’émission De garde 24/7, vous savez que je ne suis pas du genre à paniquer ! » Vrai, le DGagnon est aussi zen qu’efficace.

Quand la COVID-19 ne sera plus qu’un très mauvais souvenir, j’ai une excellente idée de docuréalité pour Télé-Québec. Ça mettrait en vedette le DHoracio Arruda et le DÉric Gagnon et ça s’appellerait : Au front et aux fourneaux. Une émission pour combattre les virus et cuisiner de succulentes tartelettes portugaises. Des producteurs intéressés ?

Silence sur La voix

PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE LA VOIX

Garou, Cœur de pirate, Marc Dupré, Charles Lafortune et Pierre Lapointe de l’émission La voix

C’était à prévoir. Les quatre émissions en direct de La voix, qui devaient débuter le dimanche 12 avril à TVA, ont été reportées à une date indéterminée. La décision a été prise « pour respecter les recommandations gouvernementales ».

Il reste donc deux épisodes de duels en banque, soit celui de dimanche (22 mars) et celui de la semaine suivante (29 mars). L’étape des « chants de bataille » de La voix a été captée, mais TVA la conserve pour la diffuser juste avant que les directs ne reprennent l’antenne. Encore ici : aucune date n’a été avancée pour la reprise du concours de chant, car personne ne sait quand la situation actuelle se calmera.

Toujours au chapitre des annulations, ARTV a biffé la diffusion de l’épisode de C’est juste de la TV de vendredi soir.

Pour ceux qui cherchent de nouvelles émissions à dévorer, sachez que Corus a débrouillé ses quatre chaînes francophones (Séries Plus, Historia, Télétoon et Disney) jusqu’au 30 avril. On s’accroche à chaque petite bonne nouvelle !

Retour du radioroman

On s’entend sur le fait que les animateurs et commentateurs du 91,9 Sports manquent de sujets avec l’arrêt des activités de presque toutes les ligues professionnelles.

Depuis mercredi aux alentours de 8 h 10, les auditeurs de l’émission Du sport le matin peuvent écouter le radioroman District 91, écrit par nul autre que Réjean Tremblay.

Le chroniqueur y raconte la mystérieuse disparition d’un joueur du Canadien de Montréal, Igor Léboutrof, et sa traque par les flics du district 91 (un clin d’œil à la station de la radio).

Évidemment, tout ça est fabriqué avec humour et autodérision. La distribution réunit le sergent-détective Albert Latendresse (Benoit Roger), le sergent-détective Pat Normand (LP Guy), le commandant René Simon (Simon René), l’envoûtante Natacha (Georges Laraque) ainsi que la journaliste de Radio-Canada, Jennifer Hébert (Chantal Machabée). Gilbert Delorme campe Claude Julien et vous reconnaîtrez les voix de Claude Poirier et de Charles-André Marchand.

Pour rattraper les courts épisodes de cinq minutes, visitez le site web du 91,9 Sports.