Serge Savard a été un invité en or, hier, à Tout le monde en parle, une émission marquée entre autres par les envolées colériques de Denise Bombardier, inquiète pour la survie de la langue française, et la visite de Justin Trudeau, fier de ses quatre ans au pouvoir même s’il est loin d’« être parfait », a-t-il reconnu.

Richard Therrien Le Soleil

On ne peut qu’éprouver de l’admiration pour Serge Savard, qui dirigeait le Canadien quand l’équipe a remporté sa dernière Coupe Stanley, en 1993. Et pourtant, « sur papier, les Nordiques étaient meilleurs que nous autres », a affirmé celui qui s’est raconté au collègue Philippe Cantin dans une biographie intitulée Serge Savard : Canadien jusqu’au bout. L’ex-joueur et directeur général envoyait quatre ou cinq dépisteurs sur le terrain pour trouver les meilleurs joueurs francophones, ce qui n’existe plus aujourd’hui. Celui qu’on surnomme encore le « Sénateur » garde un goût amer de son congédiement, convaincu qu’il aurait gagné la Coupe Stanley avec l’équipe qu’il avait formée cette année-là. « En l’espace de 15 minutes, tu deviens une persona non grata », a-t-il déploré, après avoir été tenu à l’écart de l’équipe une bonne dizaine d’années par la suite. Cet amoureux de la politique a été un grand partisan de Brian Mulroney, qu’il considère encore comme « le meilleur premier ministre qu’on a eu au Canada ».

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