Shirley Douglas, une légendaire actrice de la scène et du grand écran, a la CBC dans sa ligne de mire.

Cassandra Szklarski LA PRESSE CANADIENNE

L'artiste maintenant âgée de 78 ans soutient que le diffuseur public ne fait pas suffisamment d'efforts pour promouvoir le vedettariat local.

Mme Douglas a déploré l'état de l'industrie canadienne du divertissement avant d'accepter un prix récompensant l'ensemble de sa carrière de la part de la branche torontoise de l'Alliance des artistes canadiens du cinéma, de la télévision et de la radio.

Elle a été escortée à la cérémonie par son fameux fils, Kiefer Sutherland, qui a également affirmé qu'il faut consacrer plus d'énergie à la création d'un cercle d'étoiles semblable à celui qui existe à Hollywood.

Rick Mercer, l'une des vedettes du réseau CBC, a présenté le prix à Mme Douglas, qui a consacré des activités militantes aux droits civiques et aux soins de santé publics.

Mais avant de monter sur scène, Mme Douglas a affirmé que quelque chose devait changer au sein de l'industrie de la télévision au Canada, à commencer par la CBC.

«Je ne peux tout simplement croire que cette compagnie n'a pas réalisé l'importance de la reconnaissance des noms. Et il y a longtemps, on m'a dit qu'elle ne le réalisait pas parce qu'ils (les dirigeants) avaient peur que nous devenions bien connus et que nous demandions plus d'argent.»

Mme Douglas soutient que l'industrie s'est dégradée au cours des 35 dernières années, notant que la CBC produisait 16 séries lorsqu'elle est revenue au Canada après avoir vécu à Los Angeles.

Elle a noté que des lacunes au chapitre du financement ont accentué les difficultés du diffuseur à produire plus de séries locales.

«Je suis terriblement, terriblement triste et en colère», a-t-elle ajouté. «Je suis fatiguée de voir qu'on ne peut faire mieux.»