Finaliste au 26e gala des prix Gémeaux qui a lieu dimanche, la comédienne Julie Le Breton est en lice pour deux statuettes, l'une pour sa performance dans Mauvais karma et l'autre pour son rôle de soutien dans Toute la vérité.

Stéphanie Vallet LA PRESSE

«C'est la première fois que je suis en nomination pour ces deux téléséries, dit-elle. Il faut relativiser l'importance des prix, mais c'est une sorte de tape dans le dos qui t'arrive sans prévenir et qui te montre que, finalement, les gens apprécient ce que tu fais. Ça aide, surtout quand on se pose beaucoup de questions et qu'on a parfois le syndrome de l'imposteur! En télé, ça va tellement vite, c'est comme une course effrénée. Le gala est un moment où on s'assoit tous ensemble et où on célèbre la télé et le bonheur d'en faire», ajoute la comédienne, tout juste sortie d'une journée de tournage de Toute la vérité.

La deuxième saison de Mauvais karma a commencé jeudi dernier. Julie Le Breton espère déjà tourner la troisième saison de la série dans laquelle elle incarne la chasseuse de têtes Kim Wright. «Mon personnage dans Mauvais karma a vraiment été un gros cadeau dans ma vie. Si on reconnaissait mon travail, ça me ferait bien sûr très plaisir! Pour Toute la vérité, comme s'il s'agit d'un rôle de soutien, c'est encore plus le fun, car ça demande une écoute et un abandon pour mieux mettre en avant les acteurs principaux», souligne-t-elle.

On retrouvera aussi l'actrice au grand écran, le 7 octobre, dans Le bonheur des autres, un film de Jean Philippe Pearson mettant également en vedette Marc-André Grondin, Michel Barrette et Louise Portal. «C'est un film choral, tout le monde a son histoire et ces histoires s'entrecoupent. Je joue surtout avec Michel Barrette parce que je suis la nouvelle femme dans sa vie. Cette joie qu'il vit avec moi est très douloureuse pour ceux qu'il a laissés en plan il y a 20 ans», conclut-elle.

Q | R

Si vous étiez une chanson?


Je serais In Rainbows de Radiohead. C'est un album qui m'a sciée en deux. C'est leur opus le plus complet, tout y est: le côté rock, tendre, joyeux et déprimé. Je serais donc l'album au complet, en boucle, d'un bout à l'autre!

Si vous étiez un vice?

Je privilégie vraiment la paresse. Je n'ai aucun remords à rester écrasée à lire et à regarder des films sans rien faire.

Si vous étiez une guerre?

L'armistice. Le lendemain, quand la vie reprend et que tout le monde s'aime et essaie d'aller vers l'avant et d'oublier la misère et la haine qui vient d'avoir lieu.

Qui serait l'invité d'honneur au souper de vos rêves?

J'aimerais beaucoup manger avec Stanley Kubrick parce que c'est un cinéaste que j'adore et qui a un peu façonné mon amour du cinéma.

Le premier disque/livre que vous avez écouté/lu?

Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl. C'est le premier livre épais que j'ai lu, je devais être en 2e ou 3e année. Je l'ai lu d'un bout à l'autre et j'ai vraiment tripé. Depuis cette époque, je suis toujours en train de lire un livre. Je pense que le premier disque que je me suis acheté, c'était The Wall de Pink Floyd. J'étais jeune, influençable et ce n'était peut-être pas la meilleure idée.

Quelle est votre citation favorite, extraite d'un livre, d'un film, d'une chanson ou d'un discours?

Il y a une phrase que j'aime beaucoup de Samuel Beckett qui dit: «Quand on est dans la merde jusqu'au cou, il ne reste plus qu'à chanter.»

Si vous ne pouviez plus pratiquer votre art, quel métier feriez-vous?

Je vivrais un gros deuil d'abord. Probablement que je partirais et que j'essaierais de me trouver un métier relié au voyage, car c'est une autre de mes passions. Je deviendrais instructrice de plongée dans une île, ou goûteuse professionnelle dans plein de restos dans le monde.

Ce que vous détestez par-dessus tout?

La mauvaise foi, l'hypocrisie et le manque d'empathie.

Vous êtes accro à...

J'aime penser que je suis assez libre de ma personne et accro à rien, mais je le suis un peu à mon iPhone.

Votre rêve le plus fou?

Idéalement, ce serait que tout le monde que j'aime soit bien, comblé, professionnellement et amoureusement. Dans un ordre plus personnel et plus égoïste, peut-être, ce serait de continuer à vivre de mon métier comme je le fais maintenant, de continuer à avoir de beaux projets, de toujours évoluer et d'avoir des rôles plus stimulants et engageants, et aussi de jouer davantage au théâtre.