Danse Danse a dévoilé sa programmation pour la saison 2022-23, célébrant du même coup son quart de siècle d’existence.

Publié le 13 mai
Iris Gagnon-Paradis
Iris Gagnon-Paradis La Presse

Le diffuseur montréalais ne déçoit pas avec plusieurs grandes compagnies internationales invitées qui fouleront les planches des scènes montréalaises, accompagnées de troupes d’ici dont la réputation n’est plus à faire.

Déjà dévoilé il y a quelques semaines, le spectacle d’ouverture de saison permettra de voir une des pièces iconiques de la grande Pina Bausch, Le Sacre du printemps, une production conjointe de la Pina Bausch Foundation (Allemagne), de l’École des sables (Sénégal) et de Sadler’s Wells (Royaume-Uni), avec une trentaine d’interprètes issus de 14 pays africains sur scène. La chorégraphe sera de nouveau à l’honneur en février, cette fois avec la venue de la compagnie Tanztheater Wuppertal avec la pièce Palermo Palermo, œuvre mythique de Pina Bausch, pour 23 interprètes.

Le reste de la saison s’annonce tout aussi riche et exaltante avec la présence de la chorégraphe italienne Silvia Gribaudi et sa création Grace, qui s’interroge sur la beauté en pulvérisant codes et stéréotypes avec une fine autodérision (11 au 15 octobre). Toujours très apprécié du public montréalais, Hofesh Shechter revient avec la pièce Double Murder qui se déploie sur une musique originale signée par le chorégraphe anglais lui-même. Virtuosité, énergie tribale et contagieuse seront au rendez-vous (2 au 5 novembre).

PHOTO BRYONY JACKSON, FOURNIE PAR DANSE DANSE

Colossus réunira pas moins de 60 danseurs sur scène.

En mars, Montréal recevra la visite de Stephanie Lake, présentée comme figure de proue de la danse australienne. Colossus, pièce qui réunit 60 corps sur une scène fourmillante, explore la joie et la fébrilité de l’expérience collective.

Côté local, on aura la chance de voir la toute nouvelle création de la toujours pertinente Virginie Brunelle, en décembre. Fable s’annonce comme une des pièces les plus ambitieuses de la compagnie à ce jour, avec 12 interprètes accompagnés d’un pianiste sur scène. Avec comme trame de fond une époque marquée par le chaos, l’œuvre projette le spectateur dans des espaces d’affabulation d’où émergent des personnages plus grands que nature.

PHOTO SYLVIE-ANN PARÉ, FOURNIE PAR DANSE DANSE

Marie Chouinard présentera « M » au début 2023.

Quoi de mieux pour entamer la nouvelle année que de tremper l’orteil dans l’univers toujours fascinant de la chorégraphe Marie Chouinard ? « M », le nouvel opus de cette créatrice d’exception qui faisait partie, pour la petite histoire, de la toute première programmation de Danse Danse, est orchestré par une bande sonore dont la matière première est le souffle des 12 danseurs (31 janvier au 4 février).

Le public pourra aussi s’abreuver aux nouvelles œuvres de deux compagnies montréalaises qui ont fait leur marque en mariant esthétiques contemporaines et urbaines, soit Tentacle Tribles avec Prism (21 au 25 mars) puis Rubberband qui souligne ses 20 ans d’existence avec la création Reckless Underdog du chorégraphe Victor Quijada (12 au 15 avril). Hors murs, Danse Danse accueillera aussi en décembre Patin Libre avec sa pièce Murmuration, avec pas moins de 15 artistes-patineurs-danseurs sur la glace !

Des compagnies canadiennes seront aussi de la partie : la troupe vancouvéroise Shay Kuebler avec MOI-Momentum of Isolation, qui fouille le phénomène de la solitude (8 au 12 novembre), ainsi que Red Sky Performance, de Toronto, qui continue de présenter son unique danse contemporaine autochtone avec la pièce Miigis : La Panthère d’eau (14 au 18 février).

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