La compagnie Machine de Cirque prépare un court métrage inspiré de son spectacle La Galerie, qui a été très bien reçu à sa création en 2019. Le tournage a eu lieu au début du mois au Musée national des beaux-arts du Québec.

Alexandre Vigneault Alexandre Vigneault
La Presse

« Ce n’est pas un extrait du spectacle qu’on fait, c’est une œuvre à part entière, inspirée de la trame dramatique du spectacle », précise d’emblée Vincent Dubé, directeur artistique de la compagnie.

Alors que La Galerie montrait des personnages qui interagissaient avec des œuvres d’art que le spectateur ne pouvait qu’imaginer, le court métrage signé Loup-William Théberge les donnera à voir. C’est l’avantage de tourner dans un musée.

« On va voir les personnages basculer dans un autre monde [au contact des œuvres]. Ça devient plus éclaté au niveau acrobatique aussi à ce moment-là, poursuit Vincent Dubé. Autant dans le spectacle que dans le court métrage, on voulait se servir de la technique de cirque pour exprimer de manière visuelle l’ébullition créative. »

Le court métrage, qui doit faire entre sept et huit minutes, s’est tourné sur cinq jours. Il mettra en valeur des œuvres de la collection permanente du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), notamment des toiles de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté, Maurice Cullen et Horatio Walker.

La création du court métrage inspiré du spectacle La Galerie est une « opportunité » qui s’est présentée dans la foulée de l’arrêt des spectacles forcé par la crise sanitaire. La compagnie a profité de fonds destinés au développement de projets numériques et a ainsi pu concrétiser une collaboration avec le MNBAQ qui était déjà dans l’air.

La compagnie de cirque de Québec a fait comme tout le monde au cours des derniers mois : annuler ou reporter bien des spectacles. Son automne 2021 est bien garni à l’heure actuelle, même si Vincent Dubé ne sait pas si les représentations de La Galerie et de Machine de Cirque, ses deux créations encore sur les rails, pourront effectivement avoir lieu.

Ce mois-ci, chose presque surréaliste, deux représentations de La Galerie se tiendront à Rimouski et à Rivière-du-Loup. En version « COVID proof », comme dit le directeur artistique de la compagnie. En plus de se plier aux règles imposées au tournage, les artistes porteront un masque, qu’ils n’enlèveront qu’à des moments-clés. « Ça donne une certaine importance au fait de dévoiler le visage », précise Vincent Dubé.

« Nos artistes du spectacle La Galerie vont avoir travaillé une bonne partie du mois de janvier avec le court métrage, la préparation de la version “COVID proof” et les représentations dans le Bas-du-Fleuve à la fin du mois, poursuit-il. On est contents d’avoir une équipe qui est restée en activité, ça fait du bien à tout le monde. »