C’est peut-être la pandémie de COVID-19 qui permettra à la réalité virtuelle (RV) d’enfin prendre son envol. Le projet Asteria propose un « voyage immersif » dans l’univers de quatre artistes de la scène musicale : Loud, Vincent Vallières, Dominique Fils-Aimé et Alexandra Stréliski.

Jean Siag Jean Siag
La Presse

Les films courts, tournés avec des caméras sur 360 degrés, ont été produits par trois studios de création : NoisyHead, La Fougue et la Maison fauve.

Il est question d’une « expérience hybride entre l’écoute de la musique et l’exploration d’un monde propre à chaque artiste par l’entremise de casques de réalité virtuelle ».

Des extraits de deux de ces films seront présentés de jeudi à samedi dans le cadre du Festival de musique émergente d’Abitibi-Témiscamingue. Asteria sera ensuite présenté dans plusieurs villes à travers le Québec à partir du mois de novembre — dans des lieux encore à déterminer.

Pour la fondatrice de la Maison fauve, Catherine Simard, il s’agit d’une manière de « maintenir le contact entre l’artiste, la salle de spectacles et le public » en ces temps de pandémie. L’idée n’est pourtant pas nouvelle.

En 2014, les studios de RV Felix & Paul avaient réalisé le film Strangers with Patrick Watson, où le spectateur était immergé dans le studio montréalais de l’artiste, qui créait et interprétait ses chansons. Une expérience intimiste avec l’auteur-compositeur-interprète rendue magnifiquement par la technologie RV.

> Consultez le site d’Asteria