Plus de 250 artisans du milieu du théâtre et de la danse ont fait parvenir mardi matin à la ministre de la Culture et des Communications une lettre dans laquelle ils demandent une rencontre d’urgence.

Stéphanie Morin Stéphanie Morin
La Presse

La lettre, portée par l’auteur et metteur en scène Olivier Kemeid en concertation avec sept créateurs d’importance (dont les metteurs en scène Sylvain Bélanger, Martin Faucher et Brigitte Heantjens), témoigne d’un ras-le-bol du milieu devant « le silence complet » du gouvernement québécois après neuf semaines d’attente.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

La lettre, portée par l’auteur et metteur en scène Olivier Kemeid (notre photo), en concertation avec sept créateurs d’importance, témoigne d’un ras-le-bol du milieu devant « le silence complet » du gouvernement québécois après neuf semaines d’attente.

La lettre évoque aussi la déception ressentie par plusieurs après le point de presse de la ministre Roy, vendredi dernier, où la réouverture des ciné-parcs, des bibliothèques et des musées a été annoncée.

> Lisez la lettre

« Nous en avons été profondément consternés. Le milieu des arts de la scène est unanime : cette conférence de presse a été vécue comme un affront. Car c’est ce que nous sentons, de la part de notre gouvernement : que nous ne sommes pas pris au sérieux », peut-on lire.

Plusieurs artistes avaient d’ailleurs témoigné leur impatience dans un article publié mardi dans La Presse.

La lettre aborde aussi la question de programmes de subvention du Conseil des arts et des lettres du Québec qui « viennent d’être suspendus sans que les artistes aient été consultés. »

« Nous ne désirons pas la lune, mais un dialogue, une visibilité, une écoute. Personne parmi nous n’a la prétention de vivre dans une bulle séparée du reste de la société : nous souhaitons être considérés, un point c’est tout. Les arts de la scène québécois constituent un milieu vaste, complexe, diversifié. Il n’est pas donné à tous et à toutes de posséder les connaissances requises pour comprendre tous ses rouages et son fonctionnement, c’est pourquoi nous, les artistes, demandons à être consultés à titre d’experts. »