La Sylphide est un ballet classique créé par un Italien à l'Opéra de Paris en 1832. Son histoire se déroule en Écosse. «Presque toutes les compagnies qui interprètent aujourd'hui La Sylphide sont danoises», explique la directrice du Ballet de Guangzhou, Zhang Dandan. La troupe chinoise sera à Montréal la semaine prochaine et promet que son interprétation de La Sylphide sera très fidèle à la version originale.

Mis à jour le 13 févr. 2010
Stéphanie Bérubé LA PRESSE

On a rarement vu un tel tourbillon d'influences étrangères pour un seul et même ballet! C'est une partie de l'intérêt de la venue de la troupe chinoise, seule troupe invitée pour la saison des Grands Ballets canadiens (GBC). «Ce sera très intéressant de voir comment un grand classique comme celui-là s'exprime dans ce contexte socioculturel et physique si particulier», concède Alain Dancyger, directeur général des GBC.

 

La Sylphide est considérée comme le premier ballet romantique. Son histoire est en effet on ne peut plus romantique: James est attiré dans la forêt par une créature de rêve. C'est pourtant le jour de ses noces avec sa cousine, mais le désir est trop fort. Il tentera de rattraper la Sylphide. L'histoire prendra une tournure tragique. Déçu, il retournera à ses noces pour assister à l'union de sa cousine avec un autre, son rival. Ce qui est très particulier de La Sylphide, c'est que cette quête inassouvie laisse toute la place aux prouesses solo des danseurs. Tout tient au désir et il y a peu de rapprochements entre les danseurs. Par contre, l'histoire laisse beaucoup de place à l'interprétation, ce qui a mené à des représentations de La Sylphide très différentes, d'une troupe à l'autre. «Le style est unique, prévient la directrice du Ballet de Guangzhou, Zhang Dandan, lors d'une brève entrevue courriel. C'est un ballet très difficile. Très demandant pour nos danseurs.»

La Sylphide, du Ballet de Guangzhou, les 18, 19 et 20 février, 20h, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.