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Enfantillages : un air de famille

La pièce Enfantillages est composée d'une douzaine de... (Photo: fournie par le Théâtre La Licorne)

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La pièce Enfantillages est composée d'une douzaine de sketches.

Photo: fournie par le Théâtre La Licorne

Autour de 40 ans, un couple qui a des enfants connaît souvent, en plus de la crise de la quarantaine, une crise de la «parentaine». C'est le propos de la pièce Enfantillages, une production du Petit Théâtre du Nord, établi à Blainville depuis 16 étés, mais qui s'installe pendant trois semaines à La Licorne pour la création du nouveau texte de l'auteur (et père de famille) François Archambault (La société des loisirs, Cul-sec).

La pièce met en scène plusieurs couples de parents ou de futurs géniteurs qui s'interrogent, entre autres, sur les responsabilités de la parentalité, sur les valeurs à transmettre à leur progéniture et même sur la décision de procréer ou pas... Telle est la question!

Le registre est comique, sans être léger. Archambault aborde des situations de crises, parfois tragiques, mais son écriture les désamorce grâce à un humour caustique.

Les comédiens (Luc Bourgeois, Louise Cardinal, Sébastien Gauthier et Mélanie St-Laurent, tous très solides) forment plusieurs couples et personnages dans une douzaine de sketchs différents, sous la direction ludique et efficace de Frédéric Blanchette.

Deux d'entre eux (la nymphomane qui drague dans un musée et la mère de famille qui fait voir de «la porn» à son fils de 6 ans pour son éducation sexuelle!) nous ont semblé plus faibles, car ils tombent dans la vulgarité et la caricature.

Dans le tableau «Difficultés langagières», un père s'indigne auprès de sa femme parce que leur fils de 4 ans dit: «Tu penses-tu» plutôt que «penses-tu?» ou «tu penses?» Le point de départ d'une querelle absurde. Dans «La fin d'une époque», un père et une mère vont littéralement donner leurs enfants à un couple d'amis parce qu'ils jugent que c'est impossible d'élever un enfant dans l'environnement actuel. Dans «Le bonheur est dans la mélodie», un homme et une femme (tout deux séparés) vont tenter de retomber amoureux et de reconstituer une famille.

On a mis quelqu'un au monde, on devrait peut-être l'écouter... pourraient lancer ces personnages immatures. Visiblement, les parents d'Enfantillages n'ont pas de diplôme en compétences parentales. Or, justement, décider de faire des enfants est une responsabilité de tous les jours et une expérience de vie qui n'a pas un seul et unique modèle (même si la pièce n'explore pas l'homoparentalité, les familles multi-parentales ou non traditionnelles, une réalité pourtant d'actualité).

La pièce se conclut sur une note positive, alors que le quatuor d'acteurs entonne une ode au bonheur d'avoir des enfants. Pour Archambault - un auteur qui a toujours été préoccupé par la recherche de sens dans une société matérialiste, cynique et individualiste -, avoir des enfants, les élever et les aimer reste la meilleure façon de grandir et d'évoluer comme être humain.

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Jusqu'au 25 mai, à La Licorne. À l'affiche ensuite du 21 juin au 24 août à Blainville.




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