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Échos de scène: Stéphane Crête et Didier Lucien dans Mauvais goût

Stéphane Crête et Didier Lucien... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

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Stéphane Crête et Didier Lucien

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Tous les mardis, La Presse présente les actualités de la semaine dans le monde du théâtre à Montréal et au Québec. Premières, coups de coeur, spectacles en tournée et pièces à voir. La scène se passe ici et maintenant.

Stéphane Crête et Didier Lucien: Le mal heureux

En fouillant le «théâtre» que se jouent l'homme et la femme modernes afin de cacher leurs pires vérités, Stéphane Crête a écrit Mauvais goût, une pièce au sujet d'un groupe d'amis qui se disloque après la mort de l'un d'eux. Une mort dont émane un indiscutable mauvais goût.

«Il y a un questionnement existentiel derrière ça, avoue l'auteur-acteur. Au sujet de la transgression, par exemple. Pour certaines personnes, le mal est un levier pour aller vers l'extase. S'il n'y a plus de repères moraux, comment trouve-t-on le sens sacré de la vie? Notre culture a longtemps été construite sur la culpabilité ; les gens avaient peur d'aller en enfer à cause de leurs péchés. Mais aujourd'hui, comment compose-t-on avec la masse d'ombre que tout le monde porte?»

Mauvais goût est donc une pièce sur «l'hypocrisie ambiante, explique Stéphane Crête. Aujourd'hui, on est conscients que tout le monde joue une game, fait semblant, possède des personnages. On le voit à la lueur des scandales qui sortent».

En 2012, Crête a présenté son texte au Jamais Lu. Didier Lucien, qui y jouait, lui a suggéré d'en faire la mise en scène pour un spectacle en bonne et due forme. Mauvais goût, ce sont des amis qui partagent des valeurs communes, mais qui «ont tous des squelettes dans le placard, affirme Crête. Ils vivent dans le mensonge. Ils devinent des choses, mais n'en parlent pas. Le spectateur, par contre, a toutes les clefs, lui, pour comprendre ce qui se passe».

Le spectateur rit gras, puis jaune. «Il y a de l'humour, mais ça devient douloureux de rire à un moment donné. On cherche à provoquer un malaise», dit Crête. Son collègue de la télésérie culte Dans une galaxie près de chez vous, Didier Lucien, s'était déjà emparé du texte pour le faire jouer à des étudiants passant des auditions. «C'est du bonbon. C'est un texte-choc qui nous pousse [les interprètes] à être toujours on the edge», souligne-t-il.

Le duo a réuni une «distribution d'amitié» avec Sylvie Moreau, Marie-Hélène Thibault, Gabriel Sabourin, Évelyne Rompré, notamment. «On fait une tentative d'élévation vers la lumière, croit l'auteur de Mauvais goût. On vit un moment charnière artistiquement où on ne peut pas juste montrer que ça va mal. Il faut suggérer des pistes. On a besoin d'artistes engagés et, en même temps, de nourrir notre âme, de gens qui vont souffler sur la dimension poétique de notre existence.»

Du 8 au 26 janvier, à Espace Libre (pour les 16 ans et plus).

Pas de retraite pour Jocelyne!

Bonne retraite, Jocelyne, la plus récente pièce de Fabien Cloutier, créée à La Licorne en octobre dernier, n'est pas à la veille de quitter l'affiche. Avant même le début des représentations à Québec, le Trident annonce une supplémentaire le 3 février à 15 h. De plus, La Licorne présentera de nouveau la pièce du 4 au 15 juin, puis du 10 au 21 septembre 2019. Les billets sont en vente à la billetterie du Grand Théâtre de Québec et à celle de La Licorne à Montréal.

Pascale Montreuil, Caroline Lavigne et Bénédicte Décary dans... (photo fournie par la production) - image 2.0

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Pascale Montreuil, Caroline Lavigne et Bénédicte Décary dans la pièce Les fées ont soif de Denise Boucher, en reprise à la salle Pierre-Mercure cette semaine.

photo fournie par la production

Le retour des Fées ont soif

Après 45 représentations à guichets fermés au Rideau Vert, Les fées ont soif reprennent du service pour sept représentations exceptionnelles à la salle Pierre-Mercure. Créée en 1978 au Théâtre du Nouveau Monde, la pièce de Denise Boucher avait fait scandale à l'époque pour son propos sur la religion et la sexualité, provoquant un débat sur la censure. Quatre décennies plus tard, à l'ère de #moiaussi, la nouvelle production demeure troublante d'actualité. «À la fois forte et bouleversante, la parole de ces femmes en quête d'équité, de justice et de liberté a touché le public droit au coeur et a conquis la critique», écrit-on dans le communiqué du Rideau Vert. La mise en scène est de Sophie Clément, qui a dirigé Pascale Montreuil, Caroline Lavigne et Bénédicte Décary.

À la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, à Montréal, du 8 au 13 janvier.

Encore les Belles-soeurs

Le spectacle de théâtre musical Belles-soeurs, de René Richard Cyr et Daniel Bélanger, d'après le chef-d'oeuvre de Michel Tremblay, est présenté au Capitole de Québec en supplémentaires. La distribution réunie autour de Kathleen Fortin, qui joue Germaine Lauzon, comprend Sonia Vachon, Éveline Gélinas et neuf autres comédiennes, sous la direction musicale de Chris Barillaro.

Au Capitole de Québec, du 10 au 13 janvier.

Aussi à l'affiche...

- Consentement, de Nina Raine, mise en scène de Frédéric Blanchette. Chez Duceppe, jusqu'au 2 février.

- True Crime, de Torquil Campbell et Chris Abraham, en collaboration avec le guitariste Julian Brown. Au Centaur, du 8 au 27 janvier.

- Coriolan, de Shakespeare, mise en scène de Robert Lepage. Au Théâtre du Nouveau Monde, du 15 janvier au 15 février.

- La Queens', de Jean Marc Dalpé, mise en scène de Fernand Rainville. À La Grande Licorne, du 15 janvier au 23 février.

- Tomates, du collectif L'orchestre d'hommes-orchestres. À l'Usine C, du 16 au 18 janvier.




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