Face à une offre grandissante en banlieue, les salles montréalaises doivent trouver un moyen de se démarquer pour rester dans la course.

Stéphanie Vallet LA PRESSE

«Il faut trouver notre place, notre angle», lance Jacques Primeau, producteur et agent d'artistes, mais également président du Partenariat du Quartier des spectacles, où se vendent un quart des billets de spectacles au Québec.

Alors que les diffuseurs en banlieue et en région redoublent de créativité en proposant notamment des forfaits aussi intéressants que diversifiés, les salles du Quartier des spectacles tentent actuellement de mettre sur pied une stratégie de mutualisation des risques entre les salles.

«C'est un travail qui s'est amorcé l'automne dernier avec une firme qui s'appelle Aimia, qui s'occupe notamment de l'analyse des données d'Aéroplan. Elle a offert au Quartier des spectacles de compiler et d'analyser les données sur les spectateurs dans 20 salles du Quartier des spectacles. Des spécialistes sont en train d'analyser cela pour nous permettre de mieux comprendre le comportement des spectateurs pour intervenir plus efficacement dans le marketing», explique Jacques Primeau.

Cette initiative pourrait un jour mener les salles du Quartier des spectacles à mettre sur pied une mise en marché commune, des offres groupées ou encore des rabais dans les restaurants ou l'inclusion d'un stationnement dans le prix des billets.

«Bob Dylan n'ira pas à Laval»

Pour Jacques Primeau, la clé de la pérennité des salles du Quartier des spectacles réside en grande partie dans l'offre unique et diversifiée que ses salles pourront présenter.

«Quand Marie Mai est en résidence au St-Denis, même les gens de la banlieue se déplacent. Il doit y avoir une raison particulière de venir en ville : si le spectacle ne se promène pas, les gens viennent à lui. On est encore un acteur majeur. Bob Dylan n'ira pas ailleurs, ni à Laval ni à L'Étoile!»