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Il était une fois, Sherazade...

La troupe entière de Sherazade, en répétition... (Photo André Tremblay, La Presse)

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La troupe entière de Sherazade, en répétition

Photo André Tremblay, La Presse

Marie-Christine Blais
La Presse

Il y a trois millénaires, en Orient, une jeune femme intrépide sauva sa vie en racontant des histoires au cours de mille et une nuits. Trois mille ans plus tard, le mythe de Shéhérazade et de ses Contes des mille et une nuits renaissent une fois de plus, en plein hiver et en plein Occident: la première mondiale de Sherazade, nouvelle comédie musicale de Félix Gray et production de 4 millions de dollars, aura lieu mercredi à Montréal...

La magie existe-t-elle? Est-ce elle qui a permis à Félix Gray de convaincre les propriétaires Patrick Levy et Daniel Revah de ne pas détruire le théâtre Olympia, rue Sainte-Catherine, mais plutôt de le rénover pour y monter sa nouvelle création? Et par quel charme les a-t-il aussi convaincus de faire un montage financier de 4 millions pour créer Sherazade? Et par quel truc de prestidigitation le metteur en scène Yves Desgagnés a-t-il réussi à obtenir de tout ce beau monde qu'il n'y ait aucun entracte pendant Sherazade, en dépit des pertes financières que cela suppose (recettes de bar, etc.)?

 

Quoi qu'il en soit, c'est littéralement «enchanté» par le succès québécois de sa comédie musicale Don Juan en 2003 (plus de 350 représentations, plus de 20 000 exemplaires du DVD vendus), que le Français Félix Gray a décidé de créer ici un autre «musical», ancré cette fois dans l'univers oriental: comme par magie, plus de 20 000 billets se sont déjà envolés pour Sherazade, le disque lancé en octobre se vend plutôt bien et dix supplémentaires ont déjà été annoncées avant même la première représentation et la tournée.

Mais que voilà des considérations bien terre à terre pour parler de Sherazade, dont le metteur en scène Yves Desgagnés dit qu'il a voulu en faire un spectacle d'une «douceur infinie, un divertissement poétique grand public». «J'ai souvent été ébloui par des comédies musicales, explique Yves Desgagnés, mais rarement touché, et c'est donc ce que j'ai cherché à créer: des émotions réelles, dans un univers pourtant irréel, celui des Mille et une nuits. Est-ce que c'est un spectacle à grand déploiement? Il y a beaucoup de musique, de costumes, de chorégraphies (dont deux grands numéros de baladi!). Mais ce n'est pas trop «high tech»: notre plus grand déploiement, ce sont les 23 êtres humains sur scène...»

Huit interprètes, 12 danseurs (dont la danseuse professionnelle et conseillère en baladi Amélia, voir: www.ameliaorientaldance.com) et trois musiciens qui joueront des instruments orientaux (oud, violon et darbouka), ce sont là les 23 êtres humains sans compter une importante équipe de production (Christian Vézina aux chorégraphies, Georges Lévesque aux costumes, Michel Beaulieu aux éclairages, etc.) chargés de faire «voyager assis» le public, ce qui est le propre du conte. Pour en savoir plus sur cette Sherazade des temps modernes, nous avons demandé à plusieurs de ses artisans de nous parler du principal défi qu'ils ont rencontré pendant la gestation du spectacle.

Sherazade, les mille et une nuits, présenté au théâtre Olympia à compter du 11 mars. Supplémentaires du 9 au 19 avril, avant la tournée. Infos: www.sherazade1001nuits.com

 




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