Créé dans un recoin de Brooklyn, l'album Replica, sous la bannière Oneohtrix Point Never, gracieuseté de Daniel Lopatin, s'inscrit d'emblée dans une mouvance connue.

Mis à jour le 1er janv. 2012
Alain Brunet LA PRESSE

Cela étant, on ne boudera pas notre plaisir. Effets de bourdon synthétique (le drone est un concept éminemment oriental!), minimalisme des «vrais» instruments impliqués dans le mix (le piano surtout), épais sédiments de sons de synthèse et autres couches de sons filtrés après avoir été captés dans la nature, ponctuations rythmiques, dissections de progressions harmoniques (claviers acoustiques ou électroniques), échantillons de voix humaine employés à différentes fonctions (mélodiques ou rythmiques), micro-fragments de chansons (soul, chant choral, jazz, etc.)... Le tout servi à l'horizontale, sauf exception. Voilà qui constitue un chapitre assez proche de Returnal, album lancé en 2010 par Oneohtrix Point Never. Voilà néanmoins sa suite des choses, voire un des très bons albums électro cette année. S'il est difficile de conclure à un opus d'exception aux premières écoutes, cette impression de circuler en terrain connu fait progressivement place à de nombreuses découvertes dans le détail.

À télécharger : Replica

Oneohtrix Point Never

Replica

* * * 1/2

Mexican Summer