Pour son 10e gala Juste pour rire, Laurent Paquin a hérité du thème de l'obsession des Québécois pour les fêtes pour divertir le public de la salle Wilfrid-Pelletier.

Mis à jour le 22 juill. 2013
Stéphanie Vallet LA PRESSE

C'est DJ Paquin qui a ouvert le bal en faisant se déhancher quelques figurants sur scène.

Le ton était donné, le party était lancé même si l'humoriste est rentré dans son personnage cynique qui déteste les fêtes. «Ceux qui veulent faire le party, sacrez votre camp. Fini le niaisage», a-t-il lancé juste avant d'énumérer les centaines de fêtes célébrées chaque année. Un texte sympathique et bien livré.

Premier invité de la soirée, Adib Alkhalidey a cassé la glace et réchauffé le public qui n'allait pas finir de rire au cours de ce gala. «Je ne parlerai pas des partys des Arabes, car on veut avoir du fun. On en a deux: un où on ne mange pas pendant 30 jours, l'autre où on égorge des moutons.» Le jeune humoriste a proposé un sketch qui donne envie de découvrir son premier spectacle solo à l'automne.

Place à la relève

Fidèle à son habitude, Laurent Paquin a fait appel à plusieurs autres artistes de la relève. Tout d'abord Mélanie Ghanimé, qui s'en est bien tirée pour son premier gala en racontant ses anecdotes d'animatrice de mariages. Puis Martin Vachon (premier gala également), qui a proposé un sketch sur la Saint-Jean et l'identité québécoise. Un humoriste assurément à surveiller.

François Bellefeuille, qui a connu sa première ovation à Juste pour rire dans le gala de Laurent Paquin il y a quatre ans (et qui depuis les enchaîne), a fait lever le public une fois de plus, et avec raison. Bellefeuille avait préparé un texte à la hauteur de son talent, se glissant dans la peau de son personnage névrosé. «À ma fête, y'a moi, le clown que j'engage et le gars avec lui, car il a peur d'être seul avec moi», a-t-il dit. Hilarant, il punchait à chaque fin de phrase et on en redemandait.

L'incontournable trio Paquin-Larocque-Fallu a ensuite offert une prestation sympathique, dans un placard. Cachés avec d'autres convives pour surprendre un ami dont c'est l'anniversaire, ils passaient le temps en se lançant des piques. Cyniques et immatures, ils ont même eu un fou rire sur scène quand Stéphane Fallu a oublié un accessoire du numéro. Une belle complicité!

Meilleur numéro de la soirée, Anthony Kavanagh a expliqué au public que dans la vie, tout est une question de point de vue, et il a décidé de nous raconter quelques anecdotes en changeant de perspective. Kavanagh a utilisé avec brio ses talents de bruiteur et d'imitateur, offrant toute une prestation. Chapeau.

Après 90 minutes Laurent Paquin a été rejoint sur scène par Réal Béland, François Morency et Silvi Tourigny. Fidèle à la tradition, Paquin voulait embrasser Morency sur la bouche, mais celui-ci s'y est refusé. Tous les humoristes du gala se sont donc prêtés à l'exercice pour le convaincre. Morency a finalement embrassé Paquin alors que Martine St-Clair montait sur scène pour leur chanter Ce soir l'amour est dans tes yeux. Un numéro de clôture qui ne restera pas dans les annales.

Le maître de cérémonie aura tout tenté pour nous enlever le goût de fêter. En vain. On est ressorti avec la certitude d'avoir passé une belle soirée grâce à des textes sur mesure, bien livrés et souvent hilarants. Un bon gala qu'il a toutes les raisons de célébrer!