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Jean-François Mercier : un gala à cinq cennes

Cinq cennes. Vous l'aurez compris, on ne parle pas ici du prix des places que... (Photo: Olivier Pontbriand, La Presse)

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Photo: Olivier Pontbriand, La Presse

Cinq cennes. Vous l'aurez compris, on ne parle pas ici du prix des places que les spectateurs avaient payé hier soir pour voir le gala de Jean-François Mercier sur l'obsession des Québécois pour l'argent.

Débarqué sur scène en grosse limo blanche d'où sont sortis une douzaine de filles sexy et un gros bonhomme flambant nu, Jean-François Mercier a donné le coup d'envoi à son gala avec un monologue sur la manière dont le gouvernement gère l'argent des Québécois. Un numéro au texte peu soigné qui enchaîne les lieux communs. À bout de souffle, Mercier semble d'entrée jeu peu à l'aise et presque absent.

Neev fait son entrée, avec un numéro qu'on a déjà pu entendre dans son spectacle présenté au Zoofest en ce moment. On aurait aimé qu'il prenne ici des risques à la hauteur de son talent; mais ce n'est pas le cas, malgré une bonne imitation de Nicolo Milioto.

Cathy Gauthier n'hésite pas, elle, à se mettre en danger avec Lola contre le millionnaire, un numéro inédit qui démarre sur les chapeaux de roues, mais qui s'enlise rapidement dans jeux de mots scabreux et des anecdotes de crottes...

Autre nouveauté (également la dernière du gala), les Denis Drolet offrent un sketch avec la complicité des cinq Dragons multimillionnaires de l'émission de Radio-Canada, leur présentant des inventions aussi absurdes que leurs gags sont réussis. Bravo.

Entre deux numéros, Mercier a toujours autant l'air blasé et s'implique peu, faisant de brèves présentations. Martin Petit poursuit sans grande conviction, utilisant ici et là des bouts de numéros de son dernier spectacle. Une manie récurrente dans un gala qui se voulait pourtant du sur-mesure, mais qui sent tout le long le réchauffé. Le public n'est pas dupe, et en sortant de la salle Wilfrid-Pelletier, les commentaires à ce sujet se font entendre.

Série de malaises

Pour son premier gala, Phil Roy a offert un numéro sur la pauvreté avec une voix nasillarde qui rend presque impossible la concentration sur son texte. Peu convaincant. Pierre Hébert monte ensuite sur scène dans la peau de son personnage handicapé mental, devenu agent des impôts contrôlant Jean-François Mercier qui lance: «J'ai pas fait un don à Sainte-Justine, mais aux seins de Justine.» Malaise. Puis la mère de l'animateur de la soirée monte sur scène pour placer un «Je file pour un trio McQuéquette.» Gros malaise.

Mike Ward tire son épingle du jeu en se questionnant sur ce qu'on peut bien accepter de faire pour de l'argent.

Dernier humoriste à monter sur scène, Dominic Paquet poursuit avec son imitation ratée de serveuse dans un restaurant de sushis.

En guise de numéro de clôture, Mercier suscite encore des malaises, mais ne fait toujours pas rire.

On a connu le King de V et ses complices en bien meilleure forme. La figure imposée cette année par Juste pour rire de créer un gala autour de l'obsession pour l'argent semble avoir été peu inspirante. Bref, si l'argent ne fait pas le bonheur, sachez qu'il ne fait pas non plus toujours de bons galas! Bingo.




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