Michael Jackson, décédé en 2009 d'une surdose de médicaments, assurait pourtant à sa mère qu'il n'abusait d'aucune substance, a déclaré Katherine Jackson au procès qui l'oppose au promoteur de concerts AEG.

Publié le 22 juill. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

La mère du «Roi de la pop», âgée de 83 ans, a raconté à la barre la seule fois où elle a abordé avec son fils les rumeurs sur sa dépendance aux médicaments, lorsqu'il vivait à Las Vegas en 2005.

«Je suis sa mère, et assez naturellement, il a nié car il ne voulait pas que je pense... il ne voulait pas l'admettre», a-t-elle affirmé.

Elle savait cependant qu'il prenait des analgésiques. «J'étais au courant qu'il en prenait, mais pas qu'il en abusait», a-t-elle dit.

La matriarche et les trois enfants du chanteur réclament plus d'un milliard de dollars à AEG, le promoteur du dernier spectacle de Michael Jackson, This is it, qu'il répétait au moment de sa mort à Los Angeles, le 25 juin 2009.

Selon eux, AEG a négligé la santé du chanteur en le laissant entre les mains du docteur Conrad Murray, qui purge actuellement un peine de quatre ans de prison pour homicide involontaire.

Le médecin avait reconnu avoir fourni à Michael Jackson le puissant anesthésiant propofol qu'il utilisait comme somnifère et dont il est mort par surdose.

Dans un échange tendu avec l'avocat d'AEG, Marvin Putnam, Katherine Jackson a été priée de s'expliquer sur le montant de dommages et intérêts réclamés, évalué entre 1,5 et 1,7 milliard de dollars.

«Vous pouvez parler de cela avec mes avocats», a-t-elle répondu d'un ton glacial.

Également interrogée sur la situation financière de son fils au moment de sa mort, Mme Jackson a répondu: «Quel est le rapport avec la mort de mon fils?», avant d'affirmer qu'elle ne croyait pas à la ruine du chanteur.

«J'ai entendu dire pendant des années que Michael était ruiné, mais il ne l'était pas. Je n'y crois pas, il ne l'était pas», a-t-elle dit.

M. Putnam a dû répéter ses questions plusieurs fois, Mme Jackson ayant souvent affirmé ne pas comprendre ou ne pas se souvenir de ce qui lui était demandé, arguant à l'occasion de son âge avancé.

La matriarche était le dernier témoin de l'accusation, trois mois après le début du procès-fleuve à la Cour supérieure de Los Angeles. Les témoins de la défense ont commencé à défiler à la barre lundi après-midi. Selon les avocats, le procès devrait pas s'achever avant septembre.