Il se passe beaucoup de choses surprenantes dans la très attendue finale de District 31, que vous verrez jeudi à 19 h.

Hugo Dumas Hugo Dumas
La Presse

C’est un punch à quatre volets qu’a habilement orchestré le scénariste Luc Dionne, qui frappe à des endroits que vous ne soupçonnez même pas. La complexe affaire du juge Pelland ? Nan. Regardez ailleurs. Sans rien divulgâcher, sachez ceci : deux personnages pivots, disparus depuis très longtemps, reviennent dans le populaire feuilleton de Radio-Canada, la vertu policière en prend pour son rhume et un membre important de l’équipe du 31 se retrouve en danger. Certaines répliques prémonitoires vous guideront dans l’identification du – ou de la – sergent-détective dans le pétrin. C’est le seul bout que Nostradumas avait deviné.

PHOTO KARL JESSY, FOURNIE PAR RADIO-CANADA

Daniel Chiasson (Gildor Roy) dans District 31

Le dénouement de ce 600e épisode de District 31, le 120e de la cinquième saison, vous abandonnera devant votre écran, une main sur la bouche en répétant : ben voyons, ben non, ben voyons, ça ne se peut pas ! Très efficace comme conclusion. Et bonne chance pour deviner comment ces révélations influenceront le prochain chapitre de District 31, prévu en septembre.

« L’année passée, vous avez eu un break, parce qu’on n’a pas pu diffuser la finale en raison de la pandémie. Là, vous allez payer pour ! J’ai voulu vous écœurer un peu pour l’été. Les gens paient assez cher pour la société d’État, il faut leur en donner pour leur argent », rigole Luc Dionne au bout du fil.

Qu’est-ce qu’il est possible de dévoiler, maintenant ? Ceci. Premièrement, les scènes où deux visages familiers réapparaissent (non, il ne s’agit pas de Nadine Legrand ou de Christian Phaneuf) se passent bel et bien dans le réel. Et ces deux anciens de District 31 seront là à l’automne. « Ce n’est pas une vision. Ce n’est pas un délire. Je sais exactement où tout ça s’en va. N’eût été ma fatigue, j’aurais écrit les prochains épisodes tout de suite », précise Luc Dionne, qui reprendra le clavier le 1er juin.

Aussi, l’affaire du juge Pelland (Jean-Bernard Hébert) et de la cellule de terroristes dirigée par le chargé de cours Vincent Lemaire (Patrick Drolet) se boucle enfin.

Il était temps. Dans les derniers mois, la nébuleuse de personnages qui ont gravité autour des fameux terrains a fini par nous étourdir, nous perdre.

La plupart des protagonistes de cette intrigue ont d’ailleurs péri, soit l’assassin du salon de massage Yan Gadbois (Jean-Denis Beaudoin), le détraqué Daniel Dujardin (Benoît St-Hilaire), le père de Gabrielle (Geneviève Brouillette), Jean-Yves Simard (Gilles Renaud) ainsi que le fameux Alain Naud (Pierre Luc Houde) de l’entreprise Ké-Pac, dont les deux mains ont été tranchées et envoyées aux flics du 31.

Ne reste maintenant que quatre personnes d’intérêt, dont Vincent Lemaire, la fille illégitime, la femme à la tuque Patricia Ledoux (Anne Casabonne) de même que Dominic Couvrette (Carl Vincent), celui qui a liquidé le juge Pelland.

Mal engueulée, enragée, névrosée, Patricia Ledoux est débarquée comme une tonne de briques dans District 31. La radicalisation de Patricia Ledoux et Vincent Lemaire a été un brin intense. Toute cette hargne meurtrière pour des terres agricoles, vraiment ?

Luc Dionne a volontairement conservé une aura de mystère autour de cette Patricia Ledoux, fille illégitime de Germain Trottier, l’homme le plus puissant du Canada. Par exemple, pourquoi Germain Trottier a-t-il fait assassiner la mère de Patricia ? On ne le sait pas. Cet homme influent n’a jamais été montré à la caméra, même si les personnages en parlent constamment.

Pour le moment, Luc Dionne ne pense pas que Germain Trottier apparaîtra dans sa série. Officiellement, il se trouve dans les Caraïbes.

Parlant de personnage fantôme, où se cache donc Pierre Masson (Rémy Girard), le grand patron des services secrets ? Selon mes infos, la participation de Rémy Girard à la série policière Portrait-robot du Club illico a grandement compliqué ses présences dans District 31. D’où son absence remarquée par 1,7 million de fans.

Comme vous l’avez constaté dans l’épisode de mercredi, notre bon Jean Brière (Jeff Boudreault) possède encore ses 10 doigts. Mais sortira-t-il indemne de son enlèvement ? Sa rivale Adèle Rancourt (Nathalie Mallette) rêverait de prendre sa place. En même temps, j’aime que Mélissa Corbeil (Brigitte Paquette) puisse se servir d’un autre reporter que Jean Brière pour faire progresser ses dossiers.

Et Mélissa Corbeil, la reine du Service des enquêtes indépendantes, est loin d’avoir dit son dernier mot, vous vous en doutez. J’adore sa droiture et sa pugnacité, qui virent à l’obsession en ce qui a trait au commandant Daniel Chiasson (Gildor Roy).

Notre bon commandant tire encore beaucoup de ficelles. Vous en aurez un autre exemple flagrant jeudi soir. « Le seul qui a l’air de tout comprendre, c’est Daniel Chiasson. Il sait des choses bien avant ses enquêteurs », glisse Luc Dionne.

Si le commandant Chiasson sait tout, pourquoi n’a-t-il pas anticipé ce qui lui pend au bout du nez ? Bonne chance dans vos spéculations, les amis !