Le sondage Léger réalisé récemment pour le Quartier des spectacles est sans équivoque : les prestations numériques ne remplaceront jamais le direct dans le cœur des spectateurs.

Stéphanie Morin Stéphanie Morin
La Presse

En effet, 76 % des répondants ayant visionné des œuvres audiovisuelles en ligne durant le confinement n’ont pas l’intention de privilégier ce type de visionnement une fois qu’il sera possible de retourner en salle.

Le nombre de personnes enclines à payer pour ces prestations numériques semble de plus indiquer certaines réserves du public vis-à-vis de ce mode de représentation. Seulement 7 % se disent très probablement prêtes à payer, 41 %, assez probablement et 53 % n’auraient pas l’intention d’y participer.

« Le déplacement de la consommation de la culture vers les plateformes en ligne ne semble donc pas faire l’unanimité, peut-on lire dans le sondage. Les contenus en ligne restent intéressants en attendant un retour aux prestations en direct ou comme complément de divertissement, mais ne remplaceront pas l’expérience vécue en salle. »

Mêmes réserves au Canada ?

Au Canada, un sondage mené auprès de 1000 personnes par Nanos Research pour le Centre national des arts et Business/Arts révèle que 50 % des répondants ont consommé de la culture en ligne depuis le début de confinement, qu’il s’agisse d’une performance culturelle ou d’un événement d’art numérique.

En ce qui concerne les prestations payantes, 13 des répondants qui assistent fréquemment à des événements culturels extérieurs ou intérieurs (et 14 % des usagers des musées) disent qu’ils seraient prêts à payer 50 % du prix du billet pour voir en ligne le même spectacle auquel ils auraient pu assister en personne.

Ces résultats font dire à Nichole Anderson Bergeron, présidente de Business/Arts : « Il est très encourageant de voir que les organismes artistiques ont gardé un fort lien avec le public à partir de leur offre virtuelle. De plus, le fait que des Canadiens soient prêts à payer pour ces contenus pourrait alléger la pression financière que vivent nos organisations culturelles.