Avec Laurent Paquin, Émilie Bibeau est ambassadrice de la 22e édition des Journées de la culture, événement amorcé hier et qui se déroule tout le week-end. «C'est un privilège d'avoir accès à toute cette culture. Profitons-en», dit-elle. Vendredi dernier, elle a terminé son spectacle solo Chroniques d'un coeur vintage présenté à La Petite Licorne. Cet automne, elle sera toujours de la série Unité 9 et dans une intrigue de Ruptures. En janvier, février et mars, elle est de la tournée de La renarde, spectacle sur Pauline Julien. En mars 2019, on la verra dans le rôle-titre de la pièce L'éducation de Rita présentée au Théâtre du Rideau Vert. Et on peut aussi l'entendre aux émissions Plus on est de fous, plus on lit et La soirée est encore jeune à la radio d'ICI Première.

ANDRÉ DUCHESNE LA PRESSE

Plus de mécénat à la culture?

Pour 

«Bien évidemment, je suis en faveur. Au nombre de soirées-bénéfices auxquelles on assiste, je le vis comme comédienne. En ce moment, au Québec, ça fait toute la différence. Si je prends pour exemple le théâtre, sans mécénat, ça ne fonctionne pas. Mais en même temps, il ne faut pas que ça amène un désengagement des organismes de subventions. Au Québec, nous sommes dans une réalité où ça prend les deux [fonds publics et privés].»

Plus de gratuité dans les activités culturelles?

Pour 

«C'est une question complexe. Je suis évidemment pour, car je veux qu'on favorise l'accès à la culture pour tous. C'est l'avantage des Journées de la culture. Ça permet à des familles qui n'ont pas les moyens de faire de telles sorties. Par ailleurs, je ne crois pas qu'au Québec, l'art pourrait être gratuit tout le temps. Créer un spectacle engendre des coûts importants. Je serais par contre en faveur d'une diversité des coûts comme cette saison, chez Duceppe, on a des prix selon l'âge pour les 18-25 ans.»

Les rencontres sur Tinder?

Contre

«Je ne suis ni pour ni contre et davantage dans le ‟Connais-toi toi-même", dit la comédienne qui vient de terminer sa série de spectacles Chroniques d'un coeur vintage au théâtre La Licorne. Ça ne correspond pas à ma nature et je pense que je serais malheureuse sur cette plateforme. Mais ça convient très bien à d'autres personnalités. Alors, qui suis-je pour condamner ça? Donc, pour moi, je suis contre, mais les gens sont libres d'aller vers ce qui leur fait du bien.»

La lumière du mois de novembre?

Contre

La comédienne rigole à notre question, une référence à un passage de ses Chroniques d'un coeur vintage où elle a déjà évoqué «novembre et sa lumière de marde». «Je déteste la blancheur de novembre! J'adore septembre et octobre, mes mois préférés. J'adore Noël et le temps des Fêtes. Mais j'appartiens, de longue date, au cliché des gens qui n'aiment pas novembre. En novembre, il ne fait rien. Ni beau ni pas beau. Il fait blanc. La lumière est blanche, grise, constante.»

Lire plus de philosophie?

Pour

«Ah! Pour! Je trouve que la philosophie est essentielle. De tout temps, les hommes ont réfléchi à qui nous sommes et à nos façons de vivre. Cela donne un recul sur la vie qui est assez précieux. Je trouve que ça nous fait un peu décoller de nous-mêmes et réfléchir aux choses essentielles. J'ai toujours aimé me questionner sur la façon dont la pensée a évolué à travers l'histoire. Ils nous donnent l'occasion d'avoir du recul dans l'univers et de regarder tout ça de loin. C'est précieux.»

Les séries télé qui durent des années?

Pour

«J'aime les choses qui durent longtemps, car je suis une grande nostalgique et j'aime les gens qui avec je travaille, dit celle qui aura été des sept saisons d'Unité 9 et qui a passé autant d'années sur Annie et ses hommes. À la télé, on peut approfondir un personnage, ce qu'on ne peut faire au cinéma ou au théâtre. En même temps, je suis en faveur que ça arrête. À un moment donné, les auteurs ont fait le tour des personnages. Qu'une histoire se termine pour que d'autres puissent naître, je trouve ça bien. C'est la logique des choses.»