Elle a prêté sa voix à des dizaines de personnages de films internationaux depuis les tout premiers pas du Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM). Valérie Blais est cette année la marraine d'honneur de l'événement qui se tiendra pendant la relâche, du 2 au 10 mars, au cinéma Beaubien, où seront projetés 75 films en provenance de 27 pays.

Stéphanie Vallet LA PRESSE

«Je suis narratrice pour le FIFEM depuis près de 15 ans, mais avec l'arrivée de ma fille Romy, j'ai cédé ma place cette année à une amie. Ça m'a permis de voir des films exceptionnels venant des quatre coins du monde. Mais c'est très triste qu'on ne les distribue pas plus longtemps au Québec», dit Valérie Blais.

La comédienne fera ses premiers pas sur scène à l'automne avec un premier spectacle solo dont elle est en pleine écriture avec ses complices Marie-Andrée Labbé, Marie-Claude Girard et Josée Fortier. Un spectacle composé majoritairement de stand-up, tout en gardant une touche de théâtralité.

«Je donne mes opinions, je parle de mon bébé et de la femme vieillissante. Je m'inspire aussi de mon personnage de Valérie dans Tout sur moi. Je veux surtout essayer de me servir de mes habiletés d'actrice pour faire des personnages qui se répondent. L'objectif est de trouver la couleur et de ne pas être comparée à des humoristes de grand métier comme Lise Dion ou Claudine Mercier, surtout qu'il y a peu de filles dans la profession!», explique la comédienne qui sera en rodage à partir du printemps.

Valérie a attrapé la piqûre du stand-up il y a quelques années, après avoir collaboré avec Denise Filiatrault, puis Dominique Michel dans Le démon de midi.

«Dominique Michel m'a appris le b.a.-ba du stand-up. Puis en 2008, Claude Meunier m'a écrit mon premier numéro de stand-up pour un gala Juste pour rire. Depuis ce temps, on essaie de faire mon show!» lance Valérie Blais qui sera au Théâtre du Rideau Vert dans L'amour, la mort et le prêt-à-porter, avec Pierrette Robitaille, Adèle Reinhardt, Geneviève Schmidt et Tammy Verge, sous la direction de Denise Filiatrault, du 7 mai au 1er juin.

Confidence

«Je serai en première partie de François Morency au Club Soda le 18 mars. Je ferai un duo avec mon chum [Fabien Dupuis] dans lequel on raconte qu'on n'est pas capables de travailler ensemble!»

Avec qui échangerais-tu de carrière?

Avec Cate Blanchette. Je trouve qu'elle a une carrière incroyable, elle dirige un théâtre, joue dans de grands films, elle est belle. Elle a tout! Ici, avec Céline Bonnier, qui a une carrière éclectique à la hauteur de son talent.

Qu'est-ce qui t'a donné envie de faire ce métier?

Mon narcissisme [rires]. Je pense que c'est le Big Bazar de Michel Fugain. Quand j'étais petite, ma mère m'a emmenée voir ça et j'ai joué à ça pendant des années après. J'avais 4 ans et je prenais une serviette dans chaque main pour mimer Fais comme l'oiseau. D'aussi loin que je me souvienne, je faisais déjà des spectacles!

Avec qui rêves-tu de travailler?

J'aimerais jouer avec Jean-Pierre Bacri et Karine Viard. Pour le plaisir, j'aimerais aussi faire une comédie avec Benoît Poelvoorde, il me fait mourir de rire.

Qu'est-ce qui te fait rire dans la vie?

Les gens qui se pètent la gueule sur les plateaux de télé, Ellen DeGeneres et Sarah Silverman. Il y a aussi Stéphane Bourguignon, du temps de Tout sur moi.

Ton plaisir coupable?

Les émissions de décoration de Canal Vie. Des idées de grandeur, Décore ta vie, Acheter ou rénover, je les ai toutes vues. Pendant mon congé de maternité, j'ai aussi regardé tous les Quand passe la cigogne, What Not to Wear, etc.

Le film qui t'a le plus marqué?

Récemment, De rouille et d'os de Jacques Audiard. Sinon, Dogtooth de Giorgos Lanthimos, qui a gagné dans la catégorie Un certain regard en 2009 au Festival de Cannes. Toute une famille est gardée en autarcie dans une maison. Les parents les gardent dans l'ignorance, et la plus jeune des filles demande à son père quand ils pourront sortir. Il lui répond: seulement quand tes dents de chien seront tombées. C'est vraiment un film coup-de-poing!

Une chanson que tu écoutes en boucle en ce moment?

L'orange de Gilbert Bécaud. C'est la chanson préférée de ma fille, elle grogne de bonheur quand elle l'entend, alors on la lui met tout le temps. Pierre Lapointe m'a dit que c'était une bonne toune, alors je suis contente [rires]!