La marque québécoise Rocky Mountain lance ce printemps deux nouveaux vélos de montagne électriques de haute performance qui ont déjà gagné une course… celle qui mène à un prix de design.

Publié le 28 mars
Marc Tison
Marc Tison La Presse

Les vélos Altitude Powerplay et Instinct Powerplay se caractérisent par un pivot de suspension arrière à pivot rehaussé et un nouveau moteur électrique entièrement conçu par son équipe d’ingénieurs – un cas unique dans une industrie où la quasi-totalité des fabricants ont recours aux systèmes Bosch et Shimano.

La technologie du nouveau moteur Dyname 4,0 vient de valoir au modèle Altitude Powerplay Carbon 70 le grand prix de la catégorie Vélos de montagne électriques au concours Design & Innovation Award 2022 – les Oscars du vélo, se targuent ses organisateurs.

« C’est le cœur de la propriété intellectuelle, le cœur du système », indique Alex Cogger, chef de produit chez Rocky Mountain.

Le moteur Dyname 4,0 se distingue de ses concurrents par son couple élevé, fait-il valoir.

« La majorité des concurrents sont entre 85 et 95 newtons-mètres. Nous sommes à 108. C’est donc un moteur très puissant qui permet de faire des accélérations beaucoup plus importantes et des montées beaucoup plus abruptes. »

Un bras de suspension arrière à pivot rehaussé nécessite un galet pour guider la chaîne au-dessus du plateau de pédalier, afin qu’elle n’entrave pas le débattement. Rocky Mountain a remplacé ce galet par un pignon sur lequel le moteur électrique exerce son action.

« Personne d’autre ne fonctionne comme nous. Tout le monde utilise des systèmes de transmission interne à planétaires pour activer le plateau du pédalier. »

En agissant directement sur la chaîne, le moteur constitue un système simple, robuste, léger, qui tourne à bas régime et est peu bruyant, explique-t-il. « Tous les concurrents font un bruit d’enfer quand le moteur force à haut régime. On dirait un mélangeur dans le bois ! »

C’est parce que le moteur a été entièrement conçu à l’interne que cette stratégie a pu être adoptée.

« On est les seuls idiots à le faire, lance-t-il. C’est David et Goliath. On se bat contre l’ensemble du marché. »

Deux équipes

Rocky Mountain compte une dizaine d’ingénieurs répartis entre son siège social de Saint-Georges, en Beauce, et son bureau de North Vancouver, berceau de l’entreprise fondée en 1981. « On a des vidéoconférences trois fois par semaine », souligne Alex Cogger.

Il estime que les experts de Rocky Mountain ont consacré plus de 56 000 heures à améliorer le moteur Dyname. « C’est le seul projet dans la compagnie où 100 % de l’équipe d’ingénierie est impliquée. »

La conception et le prototypage sont entièrement faits au Canada, mais la fabrication s’effectue en Asie.

Alex Cogger ne veut pas donner de chiffres de production précis, mais il raconte qu’au lancement de la première génération, en 2017, l’entreprise ne prévoyait vendre qu’entre 200 et 500 vélos de montagne électriques sur la planète.

« À la fin de la première année, le modèle haut de gamme, à environ 10 000 $, était notre deuxième plus grand vendeur, en termes de volume ! C’était fulgurant ! »

La montée s’est poursuivie par plateaux, année après année.

« Notre défi, c’est qu’on n’a aucune idée où est le plafond. On vend tout ce qu’on produit ! »

Le morcellement des marchés ajoute à l’incertitude. Dès que l’engouement électrique s’installe dans une région, les ventes explosent. Ç’a été le cas d’abord en Europe. Au Canada, le Québec, l’Alberta et la Colombie-Britannique ont emboîté le pas.

« Ce qu’on ne sait pas, c’est quand le vent va tourner aux États-Unis », constate Alex Cogger.

La côte Ouest a entamé son embrasement électrique, mais la flamme tarde à apparaître dans l’est du pays, où les associations de vélos de montagne sont réfractaires. « Ils sont opposés encore au vélo électrique, et c’est un vrai frein. »

Raymond Dutil, fondateur de Procycle, a acquis Rocky Mountain en 1997 et son entreprise en a adopté le nom en 2018. L’entreprise compte plus de 100 employés au pays.

Alors que les vélos de montagne électriques ne représentent qu’une dizaine des 80 modèles de l’entreprise, ils procurent 40 % de son chiffre d’affaires, estime Alex Cogger. « D’où l’investissement dans notre équipe de recherche et développement. »

Communauto commande 1300 nouveaux véhicules

PHOTO FOURNIE PAR COMMUNAUTO

Marco Viviani, vice-président de Communauto, Sophie Mauzerolle, responsable du transport et de la mobilité au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal, et Benoît Robert, président et fondateur de Communauto, devant un des véhicules électriques de l’entreprise

Un vendeur doit être heureux, quelque part. Communauto a passé commande de 1300 nouveaux véhicules auprès des constructeurs automobiles, pour une mise en service avant l’été. Le plus grand service d’autopartage au Canada, et le plus ancien en Amérique, répond ainsi à la hausse de 30 % du nombre de ses abonnés et du taux d’utilisation des services qu’il a connu en 2021. Sur ces 1300 nouveaux véhicules, 800 sont destinés au parc de Montréal, qui en comptera alors plus de 3000. Ils se répartissent à raison de 200 en station et de 600 pour le service FLEX, qui permet d’utiliser les véhicules en trace directe et sans réservation préalable. Quelque 45 nouveaux véhicules viendront gonfler le parc de Québec, qui excédera 300 unités. Toronto attend de son côté un renfort de 250 voitures. L’entreprise prévoit que la récente flambée des prix de l’essence pourrait encore renforcer la demande pour l’autopartage. Fondée à Québec en 1994 par son président Benoit Robert, Communauto est présente dans 15 villes canadiennes et à Paris, en France.

Un sprint pour séduire de futurs employés

Employeurs de marque, prêts, partez ! Le projet « Employeurs de marque » est une initiative originale de PME MTL Centre-Est pour aider les entreprises locales à affronter la pénurie de main-d’œuvre. Lors de huit évènements, les 40 entreprises participantes se lanceront dans un sprint de cinq minutes pour convaincre quelque 400 candidats potentiels de leur prêter main-forte, en faisant valoir leur mission, leurs valeurs et leur culture organisationnelle. Bref, c’est l’entreprise plutôt que le candidat qui passe une entrevue. En créant des ponts instantanés entre employeurs et candidats, la formule veut accélérer le processus d’embauche et générer des candidatures spontanées. La première édition, tenue le 24 mars, était consacrée à l’économie sociale, avec la participation de la TOHU, BIXI Montréal, Cyclochrome, la Coopérative Radish, YAM, Renaissance et le Carrefour jeunesse-emploi du Centre-Nord. L’initiative avait été testée avec succès en novembre dernier avec un projet pilote auquel participaient cinq entreprises. « Employeurs de marque » bénéficie d’une participation de 111 200 $ du gouvernement du Québec. Après le sprint, le marathon consistera à conserver la fidélité des nouveaux employés.

Hardbacon acquiert Simplerate.ca

Endettement, trou dans son budget ? L’application de finances personnelles Hardbacon a fait l’acquisition de Simplerate.ca, un site de comparaison de cartes de crédit, programmes de récompenses et autres services financiers. Avec cette transaction, Hardbacon dit consolider sa place de numéro 1 au pays dans les destinations en ligne de comparaison de cartes de crédit. Simplerate reçoit 20 000 visiteurs uniques par mois. Avec ce nouveau contingent, Hardbacon rejoint désormais plus de 200 000 Canadiens par mois avec ses applications mobiles et ses sites web. L’entreprise entend continuer à investir dans Simplerate.ca, notamment en l’alimentant avec des articles de conseils budgétaires et financiers. Hardbacon cherchait « depuis longtemps un concurrent solide dans l’espace des points de récompense et des cartes de crédit », a indiqué le président de Hardbacon, Julien Brault, dans un communiqué. Hardbacon, qui permet à ses utilisateurs de comparer différents services financiers, avait récemment acquis le site de calculatrices FindMyTotal et le spécialiste des points de récompense GratteCenne.

100 millions

C’est la population du nouveau marché vietnamien qui vient de s’ouvrir à la crème antidouleur naturelle Awaye, de Lumiera Health. Cette percée est le résultat d’une entente de distribution avec Fideschem International Ltd., une société établie à Singapour.