On pourrait croire qu’en acquérant le cabinet français Success Storhy, Fauve a fondu sur une nouvelle proie. Erreur. En dépit de son nom, l’instinct carnassier est à l’opposé de la philosophie de la firme montréalaise d’acquisition de talents.

« On est une entreprise de recrutement, mais un peu particulière, parce que toute la notion de social et de redonner au suivant est fort importante chez nous », indique son président et fondateur Olivier Cuilleret.

« 20 % de nos clients sont des OBNL », souligne-t-il. « On travaille avec les grandes – les Centraide, OSM, Place des Arts, Acfas, etc. –, mais on travaille aussi avec des bien plus petites, qui ont d’énormes besoins pour trouver des bons gestionnaires. »

Il nous parle depuis la France, où il a récemment acquis Success Storhy, un cabinet de recrutement de Strasbourg comptant quatre employés.

« Ça fait huit jours que je suis parti, dit-il, j’ai fait six villes différentes, mais actuellement je suis à Paris. »

La veille, il avait donné une conférence sur le thème du talent durable à Clermont-Ferrand, en Auvergne, « la région où je suis né », précise-t-il.

Ce qui explique en bonne partie pourquoi l’Hexagone constitue pour Fauve un terrain de chasse privilégié.

« Démocratiser » le recrutement

Arrivé au Québec au tournant des années 2000 pour travailler dans le secteur des ressources humaines, Olivier Cuilleret a fondé la firme montréalaise en 2013, en se donnant la mission de « démocratiser » le recrutement.

« Vous savez, la chasse de tête, le recrutement exécutif, sont faits par de très grands cabinets internationaux qui s’adressent principalement à des cadres de très haut niveau, explique-t-il. Je m’étais dit qu’il y a autant de besoins pour des postes de professionnels et de cadres non dirigeants. Au départ, j’ai lancé Fauve en me disant que j’allais donner la même qualité de service que les grands cabinets internationaux, mais pour des postes de plus bas niveau, donc disons des salaires de 80 000 $ à 200 000 $. »

Deux associés, Benjamin Leclaire et Lorenzo de Angelis, se sont bientôt joints à lui.

« Aujourd’hui, on a fait vraiment un beau succès », constate-t-il.

La firme mène près de 250 mandats par année.

« Notre mission dans le recrutement, ce qu’on veut réellement, c’est que nos clients soient capables d’embaucher les gens à la fois pour le savoir-faire et pour le savoir-être », ajoute le président de Fauve.

Une noce mène au mariage

C’est dans une noce que le mariage avec Success Storhy trouve sa lointaine origine.

« On a rencontré le témoin de mariage d’un de mes associés », relate Olivier Cuilleret. « Nicolas Di Silvestro était dans le monde du recrutement depuis 11 ans et il a dit : “Je trouve extraordinaire ce que vous faites au Québec. Est-ce ce qu’on ne pourrait pas essayer de le faire en France ?” Et c’est comme ça qu’on a lancé l’aventure. »

Nicolas Di Silvestro, maintenant associé, a ouvert une première antenne de Fauve à Nancy au début 2022. Deux autres ont suivi à Lyon en mai 2023 et Marseille en septembre 2023.

Peu de temps après, un intermédiaire a informé l’entreprise qu’un petit cabinet de Strasbourg était à vendre.

Constatant une communauté de valeurs et après discussion avec ses associés, comptables et avocats, Olivier Cuilleret a décidé de tenter sa chance.

Deux rencontres avec le propriétaire de Success Storhy ont suivi le premier contact.

« On s’est rapidement entendus sur notre lettre d’intention, raconte-t-il. Il n’y a pas eu beaucoup de négociations. Le propriétaire avait eu d’autres offres, mais il voulait que le mariage soit fait avec nous parce que ça correspond plus à ses valeurs. Et il pensait qu’on garderait l’entreprise beaucoup plus pérenne et que ses employés seraient bien plus mobilisés par notre projet que par d’autres. »

L’entente s’est conclue le 1er avril.

Fauve compte dorénavant une vingtaine d’employés au Québec et une quinzaine en France.

« Mais ce n’est pas la croissance à tout prix. Il s’agit avant tout de préserver cette culture qui est très forte chez nous et qui est pour moi fondamentale », insiste son président.

« Après deux ans que je voyage sans arrêt en France et que je rencontre beaucoup de clients, je me rends compte qu’au Québec, on peut réellement influencer nos clients français dans un leadership plus partagé, plus bienveillant, plus authentique, moins hiérarchique. »

Un fauve aux pattes de velours.

Harnois et Michaud Petroleum s’unissent au Nouveau-Brunswick

PHOTO FOURNIE PAR HARNOIS ÉNERGIES

Le président-directeur général de Michaud Petroleum, Hermel Michaud, et le président-directeur général de Harnois Énergies, Serge Harnois

C’est l’essence d’une bonne collaboration.

La société québécoise Harnois Énergies et la bien nommée Michaud Petroleum, un distributeur de carburants et lubrifiants du Nouveau-Brunswick, unissent leurs activités dans la province maritime. Elles ont conclu une entente qui mènera à la création d’une nouvelle unité commerciale d’une centaine de personnes.

Vouée au développement de leur marché néo-brunswickois commun, elle réunira une trentaine d’employés locaux de Harnois Énergies et environ 70 employés de Michaud Petroleum.

L’équipe sera également responsable de la gestion des opérations de trois stations-service et de six dépôts pétroliers.

Le nom de la nouvelle entité sera confirmé lorsque la transaction aura été approuvée par le Bureau de la concurrence du Canada, a informé l’entreprise par courriel.

Entreprise familiale dirigée par Hermel Michaud, Michaud Petroleum existe depuis 65 ans. « Ce nouveau chapitre sera très bénéfique pour notre entreprise, plusieurs possibilités nous attendent et il y a un réel potentiel de croissance et de succès avec ce partenariat », s’est enflammé M. Michaud, enthousiaste, par voie de communiqué.

Une fraude funéraire déterrée

Il y avait un squelette dans le placard.

La société J. A. Le Sieur inc., qui exploite un complexe funéraire à Granby, et son administrateur Éric Le Sieur ont été condamnés à payer des amendes totalisant 94 926 $ pour fraude fiscale.

L’entreprise funéraire espérait enterrer l’affaire et demeurer dans l’angle mort du fisc, mais Revenu Québec a exposé le stratagème.

Les contrats de service étaient modifiés à l’insu des clients pour en soustraire les acomptes payés comptant. Le sieur Le Sieur et l’entreprise éponyme n’ont donc pas déclaré la totalité des revenus réels et des taxes effectivement perçues sur les contrats originaux.

Entre janvier 2017 et mars 2021, l’entreprise a omis de déclarer des revenus de 77 462 $, ainsi que 7559 $ de TPS et 4027 $ de TVQ.

Le Sieur n’emportera donc pas son secret dans la tombe.

Madame Labriski met toute la sauce

PHOTO FOURNIE PAR MADAME LABRISKI

Mériane Labrie, alias Madame Labriski, vient de lancer un ketchup aux tomates sucré avec des dattes, offert chez IGA.

Une nouvelle sauce au goût raffiné sans sucre raffiné. Ou un ketchup qui fait date. Madame Labriski vient de lancer un ketchup aux tomates sucré avec des dattes plutôt qu’avec du sucre.

Ce ketchup à la sauce Labriski contient 3,8 g de sucre issu de dattes et 22 calories par portion de 30 g, contre 8 g de sucre raffiné et 40 calories pour un ketchup typique, soutient l’entreprise.

Avec une certification Aliments préparés au Québec, il est produit en quantités qui seront déterminées par la demande dans une usine partenaire située à Montréal. Madame Labriski vise 45 000 bouteilles durant la première année.

Le contenant de 350 ml est offert dans plus de 300 points de vente de Sobeys au Québec (IGA) et au Nouveau-Brunswick, ainsi que sur le site de Madame Labriski au prix de 6,99 $.

Madame Labriski inc., créée en 2017, est l’alter ego entrepreneurial de Mériane Labrie.

Elle avait créé un blogue sous ce nom en 2012 et lancé ses premiers produits à base de dattes en 2018.

Le chiffre

38

Le 31Grand Prix canadien des nouveaux produits du Conseil canadien du commerce de détail a récompensé 38 lauréats, le 29 mai à Toronto. Parmi les PME québécoises : les Pacanes au chocolat au lait avec sel de mer de Chocolat Lamontagne, Agir au-delà de la tasse de Café William, la mayonnaise Signature de Mag et les Bonbons SourCran de Patience Fruit & Co, une filiale de Fruit d’or.