Trouver un stationnement, c’est souvent très compliqué alors que ça ne devrait pas, parce que des solutions simples existent pour se faciliter la vie. Clicnpark, une petite entreprise de Québec, en a conçu une.

Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

L’idée

C’est en tournant longtemps dans les rues autour du cégep Garneau, à Québec, pour se trouver un stationnement, que l’étudiant en commerce Liam Garneau a conçu son projet. « Je passais devant beaucoup de résidences avec des espaces de stationnement vides et je me suis dit qu’il devait y avoir un moyen de les utiliser. »

Clicnpark était née. « On était centrés seulement sur le résidentiel au début, mais on a ouvert le modèle ensuite », dit le fondateur Liam Garneau, qui est directeur du marketing de l’entreprise.

Carl Grenier, qui s’est joint à l’équipe il y a un an, apporte son expérience de 15 ans à la tête de Zoom Media, une entreprise d’affichage dans les lieux publics.

Le produit

L’application clicnpark se distingue de ses concurrents par sa simplicité, tant pour le propriétaire du stationnement que pour le locataire, et par son offre plus étendue.

Les résidences privées, les écoles, les hôtels et les gestionnaires de stationnement peuvent y trouver leur compte.

Clicnpark offre aussi la possibilité de réserver son stationnement pour un évènement ou pour un souper au restaurant.

Des tarifs sont proposés par clicnpark selon les zones et les prix pratiqués dans le secteur, mais les propriétaires de l’espace sont libres de le louer au prix qui leur convient. La recherche, la réservation, la location et le paiement se font avec un téléphone.

« On génère du trafic et on reçoit une commission qui varie selon les tarifs et qui tourne autour de 30 % », précise Liam Garneau.

Un propriétaire résidentiel peut espérer des revenus de 2000 $ à 4000 $ par année avec son bout de terrain qui serait autrement inutilisé.

L’avenir

L’entreprise a actuellement 4300 membres, répartis assez également entre des locateurs d’espaces et des automobilistes, à Québec, Montréal, Gatineau et Toronto. Son objectif est de faire grimper ce nombre à 25 000 d’ici deux ans.

Le stationnement est encore un secteur qui fonctionne de façon très archaïque, estime Carl Grenier. « C’est un marché énorme, encore peu exploité technologiquement », dit-il.

Clicnpark veut exploiter de nouvelles possibilités, comme l’entreposage.

« Les hôtels ont toujours des espaces de stationnement vacants qui peuvent être consacrés à la location pour de l’entreposage de véhicules récréatifs, par exemple », illustre-t-il. Les espaces de stationnement qui disposent d’une borne de recharge pour véhicules électriques peuvent aussi rapporter davantage de bénéfices accrus aux utilisateurs.

Depuis ses débuts, en 2017, clicnpark a assuré elle-même ses coûts de développement. Pour se déployer au Canada et aux États-Unis, elle a maintenant besoin de financement.

Des discussions sont en cours avec des partenaires potentiels pour trouver les millions de dollars nécessaires. « C’est une course contre la montre », estime Carl Grenier, qui a vécu la même chose avec Zoom Media.

Dans ce marché encore peu exploité, les premiers arrivés seront les premiers servis.

> Visitez le site de Clicnpark