Un service de location à moyen terme de voitures électriques pour les chauffeurs de plateformes de transport de personnes ou de livraison comme Uber, DoorDash, Skip et compagnie.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

Qui ?

David Blondot et Mathieu Courtat, qui œuvrent encore à temps plein respectivement dans le développement de logiciels et l’ingénierie, ont lancé ce service le 4 novembre dernier. En plus de son emploi, M. Blondot, qui se décrit comme un passionné de voitures électriques, effectuait des courses Uber « comme un passe-temps ». Leur entreprise, Louelec, qui compte déjà sur sept voitures Kona de Hyundai, devrait terminer 2020 avec 10 et prévoit en ajouter une centaine en 2021.

Les chauffeurs qui utilisent ces plateformes n’ont souvent pas les moyens de faire l’investissement nécessaire pour acheter une voiture électrique.

David Blondot, cofondateur de Louelec

Le produit

– L’entreprise loue ses voitures aux chauffeurs qui veulent les utiliser pour travailler sur les plateformes de transport de personnes (Uber, Eva ou même taxi traditionnel), de livraison de repas (Uber Eats, DoorDash, Skip, etc.) ou de livraison de petits colis.

– Elle se présente comme une solution économique, puisqu’elle élimine les coûts liés à l’essence.

– La formule n’est pas sans rappeler celle déployée par la nouvelle version de Téo Taxi, mais elle permet aux chauffeurs d’être actifs sur plus de plateformes.

– Elle cible les chauffeurs à risque de dépasser la limite de kilométrage sur leur propre voiture louée, ceux dont la voiture est trop vieille pour être acceptée par les plateformes ou encore de nouveaux conducteurs, qui n’ont pas de voiture.

– Pour réserver, il faut placer une demande au moins une semaine à l’avance.

– Les contrats de location sont présentement de 90 jours, avec possibilité d’abandonner en donnant un préavis d’un mois. Ils pourraient bientôt devenir à durée indéterminée.

– Le forfait de location comprend tout, notamment l’entretien, les pneus, etc.

– Les paiements s’effectuent une fois par semaine, soit à la même fréquence que les chauffeurs reçoivent les sommes qui leur sont dues par les plateformes.

Dans l’avenir

« Ç’a vraiment été plus vite qu’on pensait », dit David Blondot du développement de Louelec jusqu’à présent. D’où le plan ambitieux de se procurer jusqu’à 100 nouvelles voitures en 2021 et de possiblement étendre le service à des villes québécoises autres que Montréal, au gré de l’expansion des plateformes comme Uber et Eva.