Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

L’idée

Le traitement des eaux usées reste, encore aujourd’hui, un casse-tête pour beaucoup de municipalités, d’entreprises et de résidences qui n’ont pas accès à un réseau d’égout. Mabarex, qui se spécialise dans les solutions de traitement des eaux usées depuis 1983, est bien placée pour le savoir. Les actionnaires québécois qui ont racheté l’entreprise en 2017 ont décidé d’aborder le problème avec un regard nouveau.

La solution

Mabarex vend des équipements de traitement des eaux usées dont le cœur est le réacteur biologique membranaire. « On en installe depuis une douzaine d’années et on l’a standardisé pour l’offrir en petites unités préfabriquées, explique Charles Meunier, directeur des services techniques. Notre idée, c’est d’offrir le traitement de l’eau comme un service clés en main aux entreprises ou aux municipalités. »

C’est ainsi qu’Ultimo a vu le jour. Ultimo est une microstation d’épuration qui peut être commandée à distance et que le client peut acheter ou utiliser en échange d’un contrat de service annuel. Le système se décline en différentes tailles, de 30 à 265 résidences.

Les campings, les camps miniers et les haltes routières sont des marchés logiques pour Ultimo. Trois haltes routières, une microbrasserie et plusieurs entreprises ont déjà choisi cette solution.

PHOTO FOURNIE PAR MABAREX

Le sytème dessert la microbrasserie À l’abri de la tempête des Îles-de-la-Madeleine.

Les municipalités constituent un énorme marché auquel veut s’attaquer Mabarex avec son nouveau modèle d’affaires. À celles qui n’ont pas de réseau d’égout ou qui doivent le prolonger pour développer un nouveau quartier, Ultimo offre une solution nouvelle et plus économique.

« On offre la quiétude, résume Charles Meunier. Avec Ultimo, les municipalités peuvent se préoccuper d’autre chose que la surveillance de leur réseau de traitement des eaux usées, qui est notre spécialité et que nous pouvons faire à leur place. »

L’avenir

Le marché municipal est un marché de choix, mais c’est un milieu qui bouge lentement, reconnaît Georges Szaraz, président-directeur général de Mabarex. La force de l’entreprise est qu’elle peut vendre l’équipement ou le service, ou encore les deux, explique-t-il.

La détérioration des cours d’eau est un sujet de préoccupation croissant partout dans le monde, et la solution conçue par Mabarex pourrait être exportable. Fondaction y croit et vient d’investir 2 millions dans l’entreprise de l’arrondissement de Saint-Laurent, à Montréal.