(Calgary) Le grand patron d’Enbridge affirme que les disputes en cours entre la société et ses adversaires au sujet deux de ses oléoducs américains finiront par faire grimper les évaluations de ces actifs, puisque la demande d’énergie en Amérique du Nord augmente inévitablement.

La Presse Canadienne

S’exprimant lors de la deuxième journée d’un symposium virtuel de l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP), Al Monaco a indiqué que les obstacles réglementaires et politiques à la construction de pipelines devraient continuer à compliquer la construction de nouvelles canalisations, ce qui devrait rendre les pipelines déjà enfouis plus précieux aux yeux des investisseurs.

Le chef de la direction d’Enbridge a affirmé avoir bon espoir que le projet de remplacement de la canalisation 3 d’Enbridge, d’une valeur de 9,3 milliards, sera mis en service comme prévu au quatrième trimestre de cette année, malgré les protestations et les contestations judiciaires en cours.

Pendant ce temps, la société continue de lutter devant les tribunaux contre une ordonnance de la gouverneure du Michigan, Gretchen Whitmer, qui a réclamé la fermeture de la canalisation 5 dans les Grands Lacs. Enbridge fait valoir que l’État n’a pas la compétence requise pour faire une telle demande et que la canalisation est essentielle pour ses clients américains et canadiens.

Selon M. Monaco, Enbridge est en avance sur ses concurrents dans la transition énergétique mondiale grâce aux entreprises qu’elle a ajoutées à ses activités de transport pétrolier de base, ainsi qu’à ses objectifs de réduire son intensité énergétique de 35 % d’ici 2030 et d’atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2050.

Il note que ses clients expéditeurs de pétrole restent prudents après la chute des prix l’année dernière, attribuable à une guerre de prix mondiale et à une faible demande en raison des confinements liés à la pandémie de COVID-19. Le réseau principal d’Enbridge représente environ 70 % des exportations de pétrole canadien vers les États-Unis.

« J’ai le sentiment que l’industrie est toujours prudente et, je dois vous le dire, c’est une bonne chose. Nous n’avons pas encore vraiment vu de changement par rapport au nouveau mantra de discipline autour des rendements et du retour de capital », a affirmé M. Monaco.

« Ce qui est différent maintenant, je pense, c’est que tout le monde est attentif à l’équilibre de l’offre et de la demande et aux prix mondiaux. »

Le projet de la canalisation 3 devrait ajouter environ 370 000 barils par jour de capacité d’exportation de l’Ouest canadien vers les États-Unis.

Entreprise dans cette dépêche : (TSX : ENB)