Le ministre des Finances Bill Morneau a affirmé lundi que l’épidémie de nouveau coronavirus allait « sans aucun doute avoir un impact économique » sur le Canada, et affecter les secteurs du pétrole et du tourisme.

Agence France-Presse

« L’impact sur le Canada sera réel : l’impact sur le tourisme, sur le secteur du pétrole, et bien sûr sur la chaîne logistique pour toute entreprise qui est en lien avec des producteurs chinois ou des consommateurs chinois », a déclaré Bill Morneau, lors d’une conférence à l’Economic club of Canada.  

« L’impact va se faire ressentir à travers le pays, mais peut-être encore plus dans le secteur du pétrole et du gaz », a expliqué le ministre, qui s’exprimait à Calgary, en Alberta, cœur de l’industrie pétrolière.

Les prix du brut « ont chuté d’environ 15 % » depuis le début de cette crise « en raison de la baisse de la demande », a-t-il précisé, lors de ce forum économique.

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Le ministre a également mentionné la diminution du nombre de vols à destination et au départ de la Chine.

Air Canada, qui assure 33 vols par semaine vers la Chine, a annoncé à compter du 30 janvier et jusqu’au 29 février la suspension temporaire de tous ses vols directs à destination de Pékin et de Shanghai.

« Pour l’instant, l’économie canadienne reste forte », a indiqué M. Morneau, estimant que le « risque sanitaire reste faible » au Canada, membre du G7, club des sept pays les plus riches de la planète.  

L’épidémie du nouveau coronavirus sera un « sujet central » de la réunion des ministres des Finances du G20 prévue les 22 et 23 février à Riyad, en Arabie saoudite, a-t-il ajouté.  

Sept cas de nouveau coronavirus ont jusqu’à présent été confirmés au Canada, 3 dans la province d’Ontario et 4 dans celle de Colombie-Britannique. Un Canadien a également été contaminé à bord du paquebot Diamond Princess, qui se trouve au large du Japon.  

Les relations entre le Canada et la Chine connaissent une crise sans précédent depuis l’arrestation en décembre 2018 à Vancouver de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des États-Unis. Cette crise a notamment eu des conséquences sur les importations de viande et de colza canadiens par la Chine.