Au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde, la deuxième vague de la pandémie freinera la croissance économique qui venait de reprendre son envol, prévoient les économistes de Desjardins.

Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

Le renforcement des mesures sanitaires rendu nécessaire par le nombre de nouveaux cas de COVID-19, nettement plus élevé dans le monde que lors de la première vague, causera un net ralentissement de la croissance à la fin de 2020 et au début de 2021, estiment-ils.

Au Québec, la prolongation des restrictions jusqu’au 11 janvier affectera la croissance au quatrième trimestre. Le taux de chômage devrait augmenter encore et s’établir à 8,9 % à la fin de l’année. Le PIB reculera de 5,4 % cette année et rebondira à 4,7 % en 2021, selon Desjardins.

Au Canada, le recul de l’économie devrait être plus marqué cette année, à-5,7 %. « Le remplacement de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et de la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE) par une bonification de l’assurance-emploi et certaines autres mesures ciblées pourraient se traduire par une réduction plus forte que prévu du revenu de certains ménages et ainsi affecter l’évolution des dépenses de consommation, préviennent les économistes de Desjardins.

Aux États-Unis, la croissance de fin d’année sera ralentie par les nouvelles mesures sanitaires qui se multiplient dans les États. « Ces mesures pourraient freiner la croissance de la consommation à l’approche de la période des Fêtes », estiment-ils. Le PIB américain devrait retraiter de 3,5 % cette année et rebondira à 4 % l’an prochain. Desjardins a aussi ajusté ses prévisions pour tenir compte de l’élection de Joe Biden à la présidence américaine, qui pourrait se traduire par une augmentation des investissements publics.

Dans l’ensemble des pays avancés, le recul sera de 5,6 % cette année et de 3,9 % dans les économies émergentes. L’économie mondiale devrait renouer avec la croissance en 2021, grâce notamment à la probabilité croissante qu’un vaccin soit disponible.