Surprise et embarras hier. Lucien Bouchard, l'ancien chef péquiste, y est allé d'une attaque en règle envers Pauline Marois et le Parti québécois, hier soir, dans le cadre d'un événement marquant le centenaire du quotidien Le Devoir.

Mis à jour le 17 févr. 2010
Denis Lessard LA PRESSE

Selon l'ancien premier ministre, le PQ a «l'air de vouloir remplacer l'ADQ dans la niche du radicalisme», rapportait le Téléjournal de Radio-Canada, hier soir. Selon lui, le PQ devrait faire preuve de plus d'ouverture face aux immigrants, un désaveu de la stratégie de Mme Marois qui a proposé un projet de loi sur l'identité québécoise l'automne dernier encore.Président de la commission d'enquête sur les accommodements raisonnables, «mon frère (Gérard) s'est fait traiter d'Elvis Gratton par Pauline Marois; je n'oublierai pas ça. Ça ne montrait pas beaucoup d'ouverture», a lancé M. Bouchard clairement irrité, aux côtés de Diane Wilhelmy, ex-sous-ministre dans son gouvernement.

Mme Marois avait comparé le coprésident de la commission Bouchard-Taylor, Gérard Bouchard, au personnage du film de Pierre Falardeau quand ce dernier avait proposé de remplacer l'appellation «Québécois de souche» par «Québécois d'origine canadienne-française».

«Dans l'immédiat au Québec, on a autre chose à faire qu'attendre quelque chose qui ne vient pas vite», a affirmé Lucien Bouchard après le colloque, sur les ondes de Radio-Canada.

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