(Québec) Le député indépendant Harold LeBel a avisé l’Assemblée nationale qu’il ne siégera pas au parlement au cours des prochaines semaines, préférant se concentrer sur son travail en circonscription.

Caroline Plante
La Presse Canadienne

M. LeBel, ancien élu du Parti québécois (PQ), a été accusé en décembre dernier d’agression sexuelle. Il comparaîtra de nouveau au palais de justice de Rimouski le 16 février prochain.

Son avocat, Me Maxime Roy, avait indiqué le 11 janvier que des discussions étaient en cours avec la poursuite afin de permettre à M. LeBel de se retrouver dans le même lieu que la présumée victime.

M. LeBel pouvait en théorie la croiser à l’Assemblée nationale.

L’objectif était « d’assurer la sécurité de la plaignante tout en permettant à M. LeBel d’assumer sa fonction législative », avait expliqué Me Roy à La Presse Canadienne.

Or, la situation semble avoir évolué, puisque les efforts ont depuis surtout porté sur « l’analyse de la preuve et la préparation » en vue du 16 février, a répondu Me Roy lorsque questionné sur l’absence de M. LeBel.

Le député de Rimouski ne compte donc pas se prévaloir pour l’instant de son temps de parole au Salon bleu. Il a droit à trois questions et une déclaration par cycle de 10 séances.

Pour cette raison, la question de son emplacement physique dans l’enceinte « sera évaluée lorsqu’elle se présentera », a précisé la conseillère en communications de l’Assemblée, Laurie Gosselin-Bélanger.

La composition de l’Assemblée nationale est la suivante : 75 députés de la Coalition avenir Québec (CAQ), 28 du Parti libéral du Québec (PLQ), 10 de Québec solidaire (QS), huit du PQ et quatre indépendants.