Deux jours après le tour de métro de deux ministres à l’heure de pointe, Québec annonce qu’il verse 5 millions pour des études visant à trouver des solutions à l’engorgement de la ligne orange et de la station Berri-UQAM.

Isabelle Ducas Isabelle Ducas
La Presse

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a salué la décision du gouvernement, en souhaitant qu’elle débouche rapidement sur des stratégies pour améliorer le quotidien des Montréalais, qui subissent « la classe sardine sur la ligne orange de septembre à avril », a-t-elle souligné en point de presse.

« Il y a une problématique, on ne peut pas la nier. Allons chercher des chiffres pour que ça soit encore plus clair, et après, trouvons des solutions », a dit la mairesse ce matin.

Lors de sa visite du métro, le ministre des Transports, François Bonnardel, ne s’est pas montré plus ouvert qu’avant au projet de ligne rose, favorisé par Projet Montréal, jugeant qu’il n’était pas encore assez développé.

Mme Plante ne s’est pas offusquée de ce rejet, même si elle estime que « la population de Montréal est derrière la ligne rose ».

« Peu importe la couleur ou le mode de transport, les Montréalais veulent une solution. Si on nous propose une autre solution qui n’est pas un métro, je suis très ouverte », a-t-elle souligné.

Elle a tout de même rappelé que le projet-phare de son administration, soit une nouvelle ligne diagonale qui se rendrait de Montréal-Nord à Lachine, permettrait de desservir des secteurs densément peuplés, en plein développement, en minimisant l’impact sur la ligne orange et la station Berri-UQAM.

« Il faut arrêter de voir le développement du transport en commun comme une dépense. C’est plutôt un investissement qui est bénéfique au développement économique », a noté Mme Plante.

Les études seront terminées en septembre 2020 et seront réalisées par l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), qui évaluera les besoins actuels et futurs, ainsi que l’impact des autres projets, comme le prolongement de la ligne bleue et le Réseau express métropolitain (REM), qui risquent d’accroître le nombre d’usagers du métro.

Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Montréal, Lionel Perez, a profité de l’annonce de Québec pour fustiger Valérie Plante. Il a dénoncé le fait qu’elle ait consacré un million à la création d’un bureau de projet pour la ligne rose, qui « ne se réalisera probablement jamais selon la formule qu’elle avait promise aux Montréalais », a-t-il souligné, par voie de communiqué.