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Alzheimer: la CAQ ouverte à élargir l'aide médicale à mourir

(SAINT-SAUVEUR) Un gouvernement caquiste tiendrait des consultations publiques sur un « élargissement possible » de l'aide médicale à mourir aux personnes inaptes.

Ce sont les candidats Marguerite Blais et François Bonnardel qui en ont fait l'annonce lundi. Le chef François Legault brillait par son absence. Il se prépare pour le débat des chefs en anglais qui a lieu en soirée, explique son entourage. Philippe Couillard et Jean-François Lisée font campagne malgré tout aujourd'hui en tenant des activités publiques.

« L'élargissement possible » de l'aide médicale à mourir concernerait les personnes atteintes d'alzheimer, comme la mère de M. Bonnardel, ou de maladies apparentées.

En vertu d'une loi adoptée en 2014 sous les libéraux, mais d'abord déposée par le gouvernement Marois, une personne apte à donner son consentement, qui a une maladie incurable et qui est en fin de vie, peut obtenir l'aide médicale à mourir. Mais une personne souffrant d'alzheimer ou de démence qui se retrouve dans la même situation ne peut l'obtenir parce qu'elle est incapable d'exprimer son consentement.

La CAQ ouvre la porte à ce qu'une personne puisse faire une demande anticipée d'aide médicale à mourir au cas où elle deviendrait inconsciente de façon irréversible.

L'idée avait été étudiée et même recommandée par la commission « Mourir dans la dignité », mais elle n'avait pas été retenue faute de consensus.

L'an dernier, François Bonnardel avait livré un témoignage poignant sur sa mère qui souffre d'alzheimer. « Je suis persuadé que si ma maman s'était vue dans l'état où elle est aujourd'hui, où elle ne vit plus, où elle est prisonnière de son corps, ne sourit plus, ne me reconnaît plus, ne marche plus, elle m'aurait sûrement dit : "Tu auras un mandat d'inaptitude pour ma vie un jour, je te fais confiance, je fais confiance aux médecins [...] pour dire [que] je suis peut-être un fardeau pour la société. Et je te laisse prendre une décision qui pourrait mettre fin à ma vie" », disait-il. Si cela avait été possible en vertu de la loi et si elle avait fait une demande anticipée d'aide médicale à mourir, « j'aurais été prêt aujourd'hui à ce que ma mère... bon, c'est difficile à dire, mais... », avait-il ajouté, la voix étranglée par l'émotion.

Par ailleurs, la CAQ promet d'injecter cinq millions supplémentaires par année dans la recherche sur l'alzheimer.

Hivon ouverte, mais craint la partisanerie

Le Parti québécois est « d'accord sur le fond » à ce que l'aide médicale à mourir soit élargie aux personnes inaptes. La vice-chef, Véronique Hivon, défend cette possibilité depuis plusieurs mois.

Mais elle a accueilli avec prudence la proposition caquiste d'hier. Car elle souhaite avant tout que cette question délicate soit débattue « au-dessus des lignes partisanes », comme la pièce législative qui a institué l'aide médicale à mourir. 

« Je ne veux pas faire de partisanerie sur ce dossier-là, alors je ne suis pas certaine que c'est le meilleur moment d'aborder cela dans une campagne électorale », a-t-elle résumé.

-Avec la collaboration de Martin Croteau




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