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Les téléphonistes s'invitent dans la campagne

Trois répondants médicaux d'urgence (RMU) d'Urgence Santé se... (Photo: Rémi Lemée, La Presse)

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Trois répondants médicaux d'urgence (RMU) d'Urgence Santé se proposent de suivre le premier ministre Jean Charest dans tous ses déplacements à bord d'une caravane pour protester contre leurs conditions salariales.

Photo: Rémi Lemée, La Presse

Au cours des trois prochains jours, le premier ministre Jean Charest sera talonné par des répondants médicaux d'urgence (RMU) d'Urgences-santé. Roulant à bord d'une caravane spéciale, trois RMU suivront M. Charest dans tous ses déplacements afin de dénoncer leurs piètres conditions salariales.

«On veut qu'il se passe quelque chose. Nous sommes sans convention collective depuis 2003. Et nous avons un écart salarial important avec les autres RMU du pays», dénonce le président du syndicat des RMU d'Urgences-santé, Martin Doyon.

Les RMU d'Urgences-santé gagnent 15,12$ l'heure à l'embauche. Comparativement, les RMU de la ville de Vancouver gagnent 23,08$ l'heure à l'embauche et ceux de Toronto, 30,24$ l'heure.

Il est important de distinguer les RMU des préposés du 911. Quand un appel est fait au 911, les préposés disposent d'environ 30 secondes pour déterminer de quel type d'urgence il s'agit. Si l'urgence requiert des ambulanciers, l'appel est transféré aux RMU d'Urgences-santé.

«Quand on reçoit un appel, on détermine sa priorité et on envoie ensuite une ambulance sur les lieux. Quand l'urgence est très grave, on reste en ligne avec la personne qui appelle pour lui donner des trucs», dit M. Doyon.

Les RMU de Montréal aimeraient avoir le même salaire que les téléphonistes du 911, qui font 24$ de l'heure à l'embauche.

Les RMU sont en négociation depuis plusieurs mois avec le gouvernement. «On s'est entendu sur plusieurs éléments, mais pas sur le salaire. On veut attirer l'attention du gouvernement sur l'importance de notre travail», dit M. Doyon.

En attendant, Urgences-santé a de la difficulté à retenir ses RMU. En 2007, 12 employés ont démissionné. Ils ne sont plus que 44 à travailler, dont deux qui ont prévu se retirer d'ici janvier.

«Avec nos salaires, c'est difficile de retenir les membres. Les gens préfèrent aller travailler ailleurs», dit M. Doyon. «Le taux de roulement est affolant! On perd au moins 50% des nouveaux employés avant la fin de leur période d'essai», affirme le président du Conseil provincial des affaires sociales, Pierre Soucy.

La caravane des RMU suivra M. Charest jusqu'à dimanche. Les déplacements de la caravane des RMU pourront être suivis sur le blogue www.caravanermu.blogspot.com.




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