Fidèle à sa tradition, La Presse a accueilli quatre stagiaires du magazine L’Itinéraire pour une durée d’une semaine. La journée de leur départ, ils nous ont raconté leur expérience.

Publié le 20 mai
Alice Girard-Bossé
Alice Girard-Bossé La Presse

« J’ai trouvé ça merveilleux. Il n’y a pas une minute de la semaine que je n’ai pas aimée », s’exclame d’emblée Gabriel Lavoie, des étoiles dans les yeux. « J’ai une formation en électromécanique et je suis peintre, mais j’ai tellement aimé le stage que ça m’a fait choisir le journalisme comme métier », dit-il.

Au total, quatre journalistes-camelots ont effectué un stage d’une semaine à La Presse supervisé par les journalistes Valérie Simard, Pierre-Marc Durivage, Marie-Eve Morasse et Éric-Pierre Champagne, ainsi que l’éditorialiste Alexandre Sirois.

Au cours de la semaine, M. Lavoie, journaliste-camelot de L’Itinéraire depuis 2015, a assisté à une conférence de presse, fait plusieurs entrevues et rédigé quelques textes. « J’ai adoré l’expérience », lance-t-il. Depuis un an, M. Lavoie écrit régulièrement des chroniques dans le magazine. Dans les prochaines semaines, il rédigera également des articles scientifiques.

L’Itinéraire est un magazine de rue bimensuel publié depuis 1994 à Montréal, dont la mission vise la réinsertion sociale. Il est tiré à environ 10 000 exemplaires par mois. Destiné au grand public, il aborde une panoplie d’enjeux de société.

« Normalement, le matin, j’ai de la difficulté à me lever. Cette semaine, mon réveil sonnait et j’étais au garde-à-vous. Je ne voulais pas arriver en retard. C’était extraordinaire », dit M. Lavoie.

« J’ai beaucoup appris »

Agathe Melançon s’est également réjouie de son expérience. « Ça s’est super bien passé. J’ai pu aller voir une répétition de pièce de théâtre, écrire un article à partir d’un communiqué de presse et faire deux entrevues téléphoniques », dit la femme qui vend L’Itinéraire depuis septembre 2019 à la station de métro Lionel-Groulx.

« À La Presse, j’ai beaucoup appris, parce que les gens regardaient avec nous les textes, nous aidaient à les corriger et à nous faire réfléchir », ajoute Mme Melançon.

Mathieu Thériault en était à son deuxième stage, après être venu pour la première fois en 2019. « C’était très différent à cause de la pandémie. La salle est presque vide, c’est spécial », dit le camelot qui œuvre dans la rue Bernard, dans le quartier Outremont.

De son côté, Simon Bolduc, journaliste et accompagnateur des camelots, se réjouit d’avoir vu les stagiaires évoluer au cours de la semaine. « Les camelots ont développé beaucoup leur écriture, à être en contrôle et à avoir des réflexes de journaliste. Ça leur donne beaucoup d’outils pour s’exprimer autant à l’écrit qu’à l’oral », dit-il. Au cours de la semaine, M. Bolduc a couvert l’éducation et l’immigration en compagnie de la journaliste Marie-Eve Morasse.

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