Les évêques catholiques canadiens se sont engagés vendredi à débourser 30 millions d’ici cinq ans dans un Fonds de réconciliation avec les Autochtones, dont les administrateurs viennent d’être nommés.

Mis à jour le 28 janvier
Mathieu Perreault
Mathieu Perreault La Presse

Ce fonds, annoncé en septembre, survenait après une autre collecte de fonds de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) il y a dix ans qui n’a pas eu les résultats escomptés. Cette campagne, entre 2008 et 2014, avait un objectif de 25 millions, mais n’avait recueilli que 3,7 millions en dons des fidèles.

Cette fois, la CECC promet que si les dons ne sont pas au rendez-vous, les diocèses contribueront directement à même leur budget pour totaliser 30 millions.

L’Église catholique, plus précisément les communautés religieuses impliquées dans le système des pensionnats autochtones, a déjà versé plus de 50 millions dans ce dossier, dont la moitié en dédommagements directs aux anciens élèves.

Tous les administrateurs de ce nouveau Fonds de réconciliation sont autochtones. Le chef Wilton Littlechild, un survivant des pensionnats, est un avocat qui a été commissaire auprès de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Il sera l’un des directeurs du Fonds de réconciliation avec les Autochtones, de l’Église catholique.

Les autres directrices sont Giselle Marion, une avocate autochtone des Territoires du Nord-Ouest, et Rosella Kinoshameg, une infirmière odawa-ojibway du territoire de la Première Nation non cédée de Wikwemikong, en Ontario. Mme Kinoshameg fait déjà partie du Conseil autochtone de la Conférence des évêques.

Avec La Presse Canadienne