Ce sont des centaines de membres de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) qui ont manifesté devant les bureaux du premier ministre François Legault lundi matin pour faire valoir leurs revendications aux tables de négociations.

Coralie Laplante La Presse

« Faut que ça change, maintenant ! » C’est ce qu’ont scandé les manifestants en brandissant des drapeaux blanc et bleu affichant le logo de la CSQ.

La CSQ représente environ 125 000 employés de l’État, majoritairement dans le secteur de l’éducation. Ce sont 39 tables de négociations qui n’ont toujours pas de perspective de règlement, selon l’attaché de presse de la CSQ, Sébastien Marcil. « Les offres que fait le gouvernement sont insuffisantes », ajoute-t-il.

Le premier ministre François Legault avait invité les syndicats le 2 mai dernier à accélérer la cadence des négociations afin d’en venir à une entente d’ici « deux à trois semaines ».

« On presse le gouvernement à débloquer des sommes dans les différents réseaux », a affirmé la présidente de la CSQ, Sonia Éthier. « La pandémie a mis en lumière les problématiques et l’importance d’avoir des services publics forts », a-t-elle ajouté, en disant que la CSQ « ne lâchera pas » pour défendre sa position.

Des travailleurs de la santé et du domaine de l’éducation étaient présents lors de la manifestation. « Nous sommes prêts à nous asseoir pour négocier », a déclaré une secrétaire dans une école, Annie Bissonnette, en pointant sa chaise pliante faisant face au bureau du premier ministre.

« Notre personnel de soutien est à bout de souffle », a fait valoir la vice-présidente du syndicat de l’enseignement de la région des Moulins (SERM), Karine Nantel. Elle a expliqué que les écoles doivent jongler avec plusieurs emplois vacants à combler. « On entend des parents le dire maintenant, que les enfants n’ont pas de ressource », dénonce Mme Nantel.

Le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, Éric Pronovost, a pour sa part invité François Legault à venir « prendre le pouls sur le terrain » des besoins dans les écoles. « Quand on était jeune on disait, "à 3 h 25, viens me rejoindre au rack à vélos". Mais là, viens me rejoindre au rack à négos », a déclaré M. Pronovost.