Des petits campements de sans-abris, sur des sites identifiés, avec un minimum de services et des visites des services sociaux : voilà ce que propose le député de Québec solidaire Alexandre Leduc, qui représente la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Isabelle Ducas Isabelle Ducas
La Presse

Au lendemain du démantèlement d’un campement d’itinérants au boisé Steinberg, voisin de sa circonscription, le député plaide pour une « approche réaliste » face à cette situation.

« On peut bien fermer ce campement-là, ils vont aller où après ? Il va y en avoir un autre, on va fermer l’autre, et l’autre après. Est-ce qu’on va jouer à ça tout l’été, à faire la chasse aux campements ? », demande le député.

Il souligne que d’autres campements du genre, plus modestes et moins visibles, existent ailleurs à Montréal. « La police a mieux à faire que de courir après les sans-abris », poursuit-il.

Le député appelle à l’instauration d’un nouveau « pacte social » afin que le gouvernement du Québec, la ville de Montréal, les groupes communautaires et les campeurs se concertent et s’entendent sur des critères selon lesquels les campements seraient tolérés.

Il faudrait, selon lui, fixer un nombre maximum de tentes par petits campements, identifier des sites adéquats, établir des mesures de sécurité de base avec l’aide du Service d’incendies de Montréal (SIM), et prévoir des visites régulières des services sociaux et des groupes communautaires.

De nombreux itinérants ne veulent pas aller dans des refuges, pour diverses raisons, fait-il valoir.

Ces campements devraient cependant être des solutions temporaires, dit Alexandre Leduc. « La solution à long terme, c’est le logement social », conclut-il.